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Colombie : premier accord des pourparlers de paix avec l'ELN
(16-02-2017) - La Colombie et la guérilla de l'ELN, en pourparlers de paix depuis une semaine, ont annoncé jeudi "un premier accord" sur la participation de la société civile, ainsi que sur des mesures humanitaires pour parvenir à un "cessez-le-feu bilatéral".
Pablo Beltran, Juan Meriguet, représentant du gouvernement équatorien, et Juan Camilo Restrepo à Quito en Equateur, le 16 février 2017
Pablo Beltran, Juan Meriguet, représentant du gouvernement équatorien, et Juan Camilo Restrepo à Quito en Equateur, le 16 février 2017
© AFP

"Nous voulons avancer (...) vers un cadre où les conditions sont réunies pour convenir d'un cessez-le-feu et des hostilités avec l'ELN", a déclaré Juan Camilo Restrepo, chef négociateur du gouvernement colombien, lors d'une conférence de presse à Quito, où les négociations sont délocalisées.

"Nous sommes en train de trouver une voie commune. (...) C'est un bon début. (...) Nous allons commencer à chercher un cessez-le-feu bilatéral", a ajouté Pablo Beltran, chef de la délégation de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière guérilla active de Colombie.

"Les délégations (...) ont travaillé depuis le 8 février, dans un cadre de compréhension et d'attitude constructive qui nous a amenés à un premier accord", ont-elles déclaré dans leur premier communiqué conjoint depuis le début de ces négociations visant à mettre fin à plus de 52 ans de confrontation armée.

Elles ont convenu d'installer deux sous-groupes "qui vont travailler, simultanément" avec la table principale des négociations, sur "les thèmes de la participation de la société à la construction de la paix, et d'actions humanitaires", selon le texte.

Ces actions humanitaires ont pour but, a précisé M. Restrepo, de "diminuer l'intensité du conflit armé (...) afin que nous puissions avancer (...) vers un cessez-le-feu bilatéral".

Peu avant, le gouvernement avait dénoncé une attaque à l'explosif attribuée à l'ELN, survenue mardi soir et dans laquelle deux soldats ont été blessés, sur la route entre Bogota et Villavicencio (sud-est).

Pour M. Restrepo, "chaque attentat (...) éloigne, au lieu de rapprocher, complique au lieu de faciliter l'accès à un cessez-le-feu et des hostilités, qui est souhaitable".

"Ces actions, comme celle d'hier, ne devraient pas se produire" mais "ce sont les règles du jeu" de négocier en plein conflit, a réagi Pablo Beltran, en disant espérer "qu'à l'avenir, étant donnée cette possibilité d'un cessez-le-feu, elles ne se produisent plus".

La Colombie est confrontée a un conflit armé qui, au fil des décennies, a impliqué une trentaine de guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.



© AFP
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