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Hausse générale des prix du riz : Les consommateurs à bout de nerfs !
(21-03-2017) - L’augmentation des prix du riz est une difficulté de trop pour les ménages malgaches.
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© AFP
Subsister, c’est le mot qui décrit le mieux le quotidien de nombreux Malgaches actuellement. Une vie difficile où il n’est plus question de se projeter vers le futur mais de « vivre au jour le jour ». Et la hausse des prix de la denrée principale, le riz, enregistrée partout dans la Grande Île ne fait qu’empirer la situation. En effet, les prix du kilogramme vont de 1800 ar à 1950 ar dans la capitale. Une « exagération » de la part des détaillants et des collecteurs selon Lanto, une habitante du quartier d’Isotry. Par ailleurs, cette hausse des prix commence à la base, dans les districts producteurs comme Marovoay où le « kapoaka » atteint « 750 Ariary ». Un record…ou plutôt un « paradoxe » pour les habitants dudit district qui pourtant est communément connu comme étant le « grenier à Riz de Madagascar ».
Spéculation. Interviewé sur le phénomène, le député de Madagascar élu dans le district de MarovoaySahobyRavoninjatovo évoque une « spéculation » effectuée par les collecteurs. Car selon lui : « de nombreux collecteurs aussi bien locaux que venant des autres grandes villes ratissent les communes productrices de riz pour emmagasiner le maximum de riz à des prix défiant toutes concurrences (très élevés) ». Le député d’ajouter que : « cette hausse n’est pas le fruit de la vague de sècheresse survenue récemment » car « les produits éparpillés, en ce moment, sur le marché sont ceux de la récolte de l’année dernière ».
Perspective. L’année prochaine s’annonce dure pour les consommateurs et producteurs de riz malgaches. En effet, la sécheresse qui a sévi aussi bien la capitale que dans les régions productrices de riz pourrait influer de façon conséquente sur la production de l’année à venir. Une crainte partagée par le député qui affirme être sûr que « l’insuffisance de la pluie de cette année entrainerait de graves conséquences sur la production dans le district de Marovoay ». Face à la situation actuelle, l’on se demande où sont les organismes de protection des consommateurs. Mieux, l’on se demande la responsabilité du gouvernement pour faire régner la stabilité des prix au détriment des jeux de spéculations effectuées par les collecteurs…qui ne cherchent que leur profit. Bas du formulaire

José Belalahy

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