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Société civile : Pour des actions en faveur des droits humains !
(20-11-2017) - « Nous allons mettre en place une meilleure coordination de nos actions et nous réitérons notre volonté de renforcer la communication et nos collaborations ou interactions avec les autres acteurs dans la promotion des droits humains ».
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© Absolutesary

En général, c’est la nouvelle donne choisie par l’ensemble des organisations de la société civile (Osc) à l’issue du séminaire annuel axé sur les droits humains qui s’est tenu pendant deux jours – les 16 et 17 novembre dernier – au Motel Anosy lequel a donné lieu à une déclaration commune. Mais cette dernière a été lue, au parvis de l’Hôtel de Ville Analakely, par Tsiory Manana Nomena, président de l’association Jeunesse en Mouvement d’Analamanga (Jema), samedi dernier. L’adoption de cette mesure est jugée nécessaire par la société civile dans la mesure où la situation des droits humains demeure précaire et alarmante à Madagascar nonobstant les efforts entrepris par l’Etat qui ont trait aux ratifications des arsenaux juridiques y afférents.

Responsabilité partagée. En amont, les Osc ont dénoncé l’insuffisance des actions entreprises par l’Etat dans la protection et la promotion des droits humains. En aval, elles ont également mis l’accent sur la méconnaissance d’une frange de la population de ses droits et les conséquences inhérentes. Effectivement, les droits civils et politiques, les droits économiques et socio-culturels sont relatés dans la Constitution. Mais non seulement la lecture est loin d’être le terrain de prédilection de tout un chacun, mais surtout le taux d’alphabétisation des Malgaches reste inopportunément faible. Une responsabilité partagée entre un Etat – qui ne fait aucune action de sensibilisation relative à la mise à la connaissance du public de ses droits – et aussi une population qui s’y intéresse moins.

Actions coordonnées. Tout le monde est donc responsable. Un message véridique de la société civile qui appelle, d’ailleurs, à la prise de conscience collective de tous les acteurs concernés par les droits humains à commencer par l’Etat. « Il faut faire de la promotion et du respect des droits humains les noyaux centraux des actions des acteurs », déclare les Osc. Mais ce n’est pas tout. Elles revendiquent, entre autres, que « cessent les intimidations et les poursuites ou les menaces contre les défenseurs des droits humains notamment (…) ceux qui se lèvent contre les trafics de nos richesses et de nos ressources naturelles à des fins personnelles ». Une préconisation qui fait surtout allusion à l’arrestation et à la détention abusive de Clovis Razafimalala et de ceux qui ont subi ou subissent actuellement toujours le même sort. Une déclaration commune avec des recommandations nécessitant un suivi appliqué.

Aina Bovel

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