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01-08-2018 par Midi Madagasikara

Très peu la connaissent. Talike Gellé est pourtant, grâce à sa musique, l’une des meilleures ambassadrices de Madagascar à l’étranger. Au pays depuis la semaine dernière, la chanteuse nous fera le bonheur d’un concert à l’IS’art galerie le 17 août.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

L’amour sous toutes les coutures, la vie en communauté, la tolérance et le respect, ces valeurs qui lui tiennent à cœur, la révolte, ses émotions, beaucoup d’émotions, ses révoltes, sa joie de vivre et sa bonne humeur d’ailleurs contagieuse… Dans sa musique, Talike Gellé nous transporte dans son monde. Un monde dans lequel règne en maître le « beko », ce rythme qui l’a bercé toute son enfance et qu’elle a adopté par la suite. Mais si d’autres se contentent de chanter le rythme traditionnel, elle ne cesse de trouver de nouvelles formules pour faire connaître sa musique au-delà des frontières, et pour qu’elle soit reconnaissable entre toutes. Elle a ainsi décidé de fusionner les rythmes du pays avec ceux d’ailleurs et de jouer sur la diversité des langues. Talike créa ainsi des rythmes musicaux métissés qui lui sont propres tels que le “sara jazz”, un mélange de « sarandra » et de chants griots en version jazz, le « beko blues », le « banareg », « banafunk » ou encore le « classigagnaoke ». Rythmes qu’elle a commencé à mettre en avant avec son nouveau groupe Talike Humeur Métisse en 2008.

 

De père en fille. 

Bon sang ne saurait mentir ! Ayant hérité du sens artistique de ses parents, Marie-Chantal Gellé, alias Talike, suit les traces de ces derniers. Mieux, elle les surpasse.  Belgique, Suisse, France, Suède, Norvège, Pologne… sa musique l’emmènera plus tard dans les quatre coins du monde. Elle figure aujourd’hui parmi l’une des ambassadrices de la musique malgache les plus actives et les plus connues en Europe. Pour elle, la musique se jouait en famille. Cinquième d’une famille de neuf enfants, Talike passe son enfance au rythme des chansons françaises et des cérémonies traditionnelles.

 

Accordéoniste, son père jouait souvent Piaf, Tino Rossi, Luis Mariano ou encore Charles Trenet. Elle découvre, d’un autre côté grâce à sa maman, la culture Antandroy. A 13 ans déjà, inspirée par le « beko », Talike Gellé commence à composer son propre répertoire. Ne se produisant que très rarement au pays, son concert à l’Is’art galerie le 17 août est un évènement à ne rater sous aucun prétexte, surtout pour ceux qui affectionnent particulièrement la musique du Sud. Après l’Is’art, Talike mettra de suite le cap sur Ambovombe et continuera son périple en Allemagne, puis en Belgique.


Mahetsaka