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22-08-2018 par La dépêche de Madagascar

Le district d’Ambanja mise sur la pérennisation de la qualité de cacao qu’il produit. Ceci passe par le renouvellement de ses plantations.


Copyright Image : La Dépêche de Madagascar

 

Pour une plantation de qualité. 90.000 jeunes plants de cacaotiers de variété spéciale, ont déjà été vulgarisés auprès des paysans d’Ambanja, la capitale du cacao de la Grande île. 80.000 autres seront encore à disperser pour cette année, a indiqué un responsable du projet «Pôles intégrés de croissance» (PIC 2), hier. La pépinière mise en place pour la production de ces jeunes plants de cacao de haut de gamme ne peut produire que ces 170.000 jeunes plants pour l’instant, si sa réelle capacité dans son rythme de croisière est de 250.000 plants par an, selon le responsable.

Ceci est loin de répondre aux besoins des planteurs d’Ambanja, estimés à 500.000 jeunes plants par an. Mais l’objectif est surtout de gagner en qualité qu’en quantité. Cette variété de plants qui se vulgarise à Ambanja a été développée à travers les recherches du centre FOFIFA, pour lui donner un goût spécial et pour lui procurer une capacité à faire face aux aléas du changement climatique. Mais par-dessus tout, cette opération vise le renouvellement des plantations pour maintenir la notoriété du cacao malgache au niveau mondial, comme l’a soulevé dernièrement le directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Jean Marc Anga.

Depuis quelques années, ces jeunes plants de qualité ont été mis à la disposition des planteurs d’Ambanja à 1.000 ariary l’unité. Mais celui-ci devrait baisser à 600 ariary d’ici peu pour offrir aux planteurs à faible revenu de s’en procurer, souligne l’antenne du FOFIFA dans ce district.
Ce district est soucieux de la qualité du cacao qu’il produit, mais ceci ne l’empêche pas d’augmenter sa production actuelle de 9.000 tonnes à 12.000 tonnes. Une augmentation de production qui repose surtout sur l’encadrement et la structuration des groupements de producteurs. Avec ces 9.000 tonnes, la part du marché de la Grande île au niveau international n’est que de 0,2% selon le ministère du Commerce et de la consommation (MCC).

Rado Andriamampandry