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30-08-2018 par Midi Madagasikara

Les réformes entamées depuis 2014, après le retour à l’ordre constitutionnel produisent de plus en plus d’effets bénéfiques


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Les  grands bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et le FMI ont maintenant confiance en la gestion des affaires de l’Etat. Les retombées économiques commencent à se faire sentir à plusieurs niveaux.

 

Confortable. 

Un matelas de devises confortable. C’est ce que l’on peut dire des réserves  en devises dont dispose actuellement la Banque Centrale.  « Actuellement, le niveau des réserves en devises est passé à 4,3 mois d’importations de biens et services contre 2,3 mois d’importations en 2014 » annonce la Banque Centrale de Madagascar dans un communiqué publié après la rencontre entre le Gouverneur Alain Rasolofondraibe et le nouveau représentant résident du Fonds Monétaire International, Marc Gérard. Cette  performance trouve notamment son origine dans le cadre des soutiens du FMI.  « Les déblocages dans le cadre de la FEC ont permis de renforcer les réserves de devises de Madagascar et de facto, l’offre de devises sur le MID. Depuis l’accord de la FEC obtenu en juillet 2016, 220,0 millions d’USD (156,3 millions de DTS)  ont été débloqués ». Lors de leur rencontre, les deux personnalités ont évoqué les efforts déployés par le pays pour consolider la stabilité macroéconomique et réaliser une croissance soutenue et durable ont donné des résultats tangibles avec une base solide. En effet, entre les périodes 2010-2013 et 2014-2018 la croissance économique du pays est passée de 0% à 4%.

 

Réformes. 

En ce qui concerne  plus particulièrement la Banque Centrale, des  réformes y ont été engagées  ces derniers temps. « Le renforcement de la gouvernance de la Banque Centrale représente l’une  des modifications essentielles apportées dans le cadre de la refonte des statuts de BFM opérée en 2016 (loi n°2016-004 du 27 juillet 2016). Selon les principes retenus par cette loi, la gouvernance de la Banque tourne autour de trois axes principaux : l’indépendance, la redevabilité et la transparence. La mise en place d’un système de contrôle et d’audit  des comptes plus rigoureux en découle, par l’application notamment des normes IFRS  qui est prévue s’implémenter d’ici à 2021.  Pour maintenir ce pari, une réforme sur les instruments de politique monétaire est entreprise notamment pour une meilleure régulation de la liquidité bancaire.  En l’occurrence le projet « pension livrée » qui consiste à définir un cadre juridique  et à mettre en place une plateforme informatique vise à sécuriser par un mécanisme de garantie les transactions entre les banques commerciales.

 

Stabilité financière. 

La Banque Centrale a, par ailleurs contribué à la stabilité financière et à la solidité du système financier Dans le cadre de sa mission de stabilité financière, BFM s’est engagée d’ici à la fin 2018, à la mise en œuvre d’une méthodologie de supervision bancaire basée sur les risques, conforme à la bonne pratique internationale. Parmi les autres réalisations notables figurent l’adoption des lois sur la Microfinance et sur les Etablissements de Monnaie Electronique. Selon les propos de Monsieur le Gouverneur, « Ce sont des avancées conséquentes pour soutenir les petites institutions financières en améliorant  leurs potentiels de rentabilité par l’élargissement de leurs champs d’activités. »    a déclaré le Gouverneur de la BFM. En outre, l’un des enjeux de la nouvelle loi bancaire en instance d’élaboration est de créer
des conditions plus incitatives à l’installation de nouvelles banques dans le pays. A noter que ces réformes au niveau de la Banque Centrale de Madagascar bénéficient du soutien du FMI.

 

R.Edmond.