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21-08-2018 par Midi Madagasikara

L’ariary retrouve progressivement de la santé. Si la tendance se poursuit, la baisse des prix des PPN importées est attendue.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

3873 ariary pour un euro en début janvier. 3772 ariary l’euro, hier. Sur le marché interbancaire des devises,  la monnaie malgache a ainsi gagné 100 points, en huit  mois. Un petit retour à l’appréciation donc pour l’ariary par rapport à la devise européenne. Par contre, par rapport au dollar, l’ariary continue de se déprécier. Sur la même période, le dollar est passé de 3220 ariary à 3303 ariary, soit une perte d’environ 80 ariary.

 

Relative stabilité. 

Pendant ces huit  premiers mois de l’année, l’ariary aura donc finalement affiché une relative stabilité.  Les recettes en devises tirées notamment des grands produits d’exportation comme la vanille, le litchi, et surtout les produits miniers, notamment le nickel et le cobalt, sont les principales sources de cette santé  de l’ariary. La Banque Mondiale confirme, d’ailleurs cette tendance, dans son dernier rapport économique sur Madagascar.  « Les exportations tendent à se concentrer autour  d’un nombre limité de produits.  Les performances en  exportation se sont améliorées ces dernières années : le ratio exportations sur PIB est passé de 30 %  en 2013 à 35 % en 2017, reflétant également la  hausse des prix de la vanille. Cette tendance à la hausse  indique que l’économie est de plus en plus ouverte,  que l’accès aux marchés extérieurs s’élargit et que les  recettes d’exportation se sont accrues. Cependant,  l’indice de concentration des exportations tend à la  hausse, ce qui signifie qu’un nombre plus limité de  biens dominent le panier d’exportation. Au cours des  cinq dernières années, 58 %en moyenne des  exportations totales du pays ont été dominées par la  vanille, le nickel et le textile, qui ont également été les  principaux facteurs de la croissance des exportations ».

 

Fragile. 

Mais cette santé de l’ariary demeure encore fragile, en raison, justement de cette concentration des exportations que la Banque Mondiale considère comme une source de vulnérabilité.   Une baisse inattendue de la  demande ou une forte variation des prix pourrait avoir  un impact significatif sur les recettes d’exportation. Pour  atténuer les risques potentiels, des mesures pourraient  être prises pour diversifier les exportations et renforcer la  demande intérieure. Le développement des exportations  de services observé récemment est encourageant, dont  par exemple les sous-traitances comme les centres  d’appels et les autres activités dans le domaine des  technologies de l’information et de la communication, et  le tourisme.

 

R.Edmond.