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01-09-2018 par La dépêche de Madagascar

L’Initiative pour la transparence des industries extractives décide de surveiller à la loupe les états financiers des sociétés extractives dans lesquelles l’État dispose d’actions. Le rapport y afférent sera rendu public.


Copyright Image : La Dépêche de Madagascar

Pour plus de transparence. Les états financiers des quatre sociétés extractives à participation de l’État seront scrutés de près par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Il s’agit de ceux de QMM exploitant l’ilménite, de Madagascar Oil pour l’huile lourde, de Kraoma pour la chromite, et Madagascar Consolidated Mining (MCM) pour l’exploitation des charbons de terre, comme l’a indiqué le secrétaire exécutif de l’ITIE à Madagascar, Daniella Randriafeno, à Anosy, hier.

Cette entité de surveillance du secteur extractif surveillera ainsi de près les activités de ces sociétés ainsi que leurs chiffres d’affaires pour les rendre public. «L’ITIE s’assurera qu’une liste complète des participations de l’État dans le secteur extractif, comprenant les conditions associées à la part de l’État et tout changement en cas de recapitalisation, soit accessible au public. L’ITIE clarifiera après les règles et les pratiques régissant les relations financières entre les sociétés d’État et l’État», a-t-elle précisé. Une fois toutes les données réunies, ces états financiers entreront dans le rapport que Madagascar soumettra au niveau international de l’ITIE pour l’exercice 2017-2018.

Pour ce qui est du rapport ETIE de la Grande île, de l’exercice 2015-2016, il a été indiqué que le secteur extractif en général a généré environ 300 milliards d’ariary à la caisse de l’État. Afin d’obtenir plus de résultat dans le futur, l’ITIE ne se contentera plus seulement de confronter les chiffres livrés par l’État avec ceux communiqués par les sociétés, et se focalisera surtout sur des informations contextuelles, comme l’évolution de chaque secteur ou encore l’identification des propriétaires réelles des sociétés qui exploitent à Madagascar.

En tout cas, la Grande île a déjà enregistré «une avancée significative» en termes de transparence dans le secteur minier, selon le conseil d’administration international de l’ITIE qui s’est réuni dernièrement à Berlin. Madagascar a en effet rempli 80% des 15 normes internationales que l’ITIE lui a exigées. Des normes qui prennent en compte les octrois de licences et contrats miniers, la production minière, la perception d’impôts, la distribution des revenus ou encore la contribution économique et sociale des exploitations minières.

Rado Andriamampandry