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23-08-2018 par La dépêche de Madagascar

Le «Feedlot» ou parc d’engraissement de Bovima est actuellement en place selon le chef de région Anosy.


Copyright Image : La Dépêche de Madagascar

 

Un premier pas franchi. Le «Feedlot» ou parc d’engraissement de Bovima est actuellement en place selon le chef de région Anosy, Tanjaniaina Julio Pierrot Razafindramaro, hier. Cette infrastructure qui servira à regrouper les bétails pour les engraisser, en vue d’en avoir un fort rendement, devra être opérationnel, d’ici peu, a-t-il lancé. Les travaux ne tarderont également pas à débuter, pour ce qui est de l’abattoir moderne répondant aux normes internationales, inclus dans le projet de cette société.

La Banque mondiale, à travers la Société financière internationale (SFI), appuie techniquement la mise en place de ces deux infrastructures. Celle-ci appuiera le projet avec un programme de quatre ans visant à renforcer la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, en matière d’alimentation de ces bétails, auprès des agriculteurs locaux. «Cela créera également un marché fiable des céréales fourragères pour des milliers d’agriculteurs locaux, ce qui profitera à la communauté locale en augmentant les revenus des agriculteurs et en les connectant aux marchés régionaux et mondiaux de la viande», a expliqué Daniel Ismaël de Bovima.

Cet élevage qui nécessitera près de quatre ans, devra par la suite permettre à cette société de disposer de 450 têtes de zébus pour le démarrage des activités de son abattoir, et disposer de 3.800 têtes de zébus en phase de croisière. Et ce, grâce à un élevage contractuel avec les éleveurs locaux, que la société compte mettre en œuvre.

Ce programme d’assistance technique vise donc à faire de Bovima un opérateur de viande, de calibre mondial, dont les exportations s’élèvent à 50 têtes de zébus par jour. Une fois le cheptel disponible, la SFI va participer à 7 millions de dollars pour l’opérationnalisation de l’abattoir moderne.

Rado Andriamampandry