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14-06-2018 par La ligne de mire

Les projets dans le domaine de l’électricité sont en cours et avancent bien. La Jirama projette de coupler les centrales de la Jirama à des dispositifs solaires pour les rendre plus efficaces et offrir un meilleur service à la population. Grâce au soutien des partenaires comme la Banque mondiale, les constructions sont encourageantes.


Il y a quelques années, la Jirama était la risée de tout le monde et la honte du pays pour son mode de gestion qui ne suit pas l’orthodoxie. Depuis le changement des dirigeants, les questions de mix énergétiques ont été appliquées sous la houlette du nouveau directeur général Olivier Jaomiary et du ministre en charge de l’Energie Lantoniaina Rasoloelison sans oublier les membres du Conseil d’Administration de la Jirama, dirigés par son président Hyacinthe Befeno. Dans son intervention sur le magazine de l’EDBM,« Investir », Olivier Jaomiary a rappelé que 50 sites seront ciblés par l’hybridation, c’est-à-dire l’intégration de l’énergie solaire afin d’optimiser les dépenses en carburant. Selon ses explications, « 85 ou 90% des sites dans tout Madagascar seront hybridés pour cette année ». Il affirme que le système hybride peut réduire les coûts de 20 à 30% et qu’il va aboutir à la stabilisation de la fourniture d’électricité. En ce moment, c’est le défi des dirigeants de la Jirama car la vétusté des équipements ont conduit aux diverses coupures entraînant la grogne des usagers de la Jirama. Il faut comprendre aussi que « la réduction des coûts que l’on peut avoir avec du solaire/hybride/éolien est significative mais pas encore déterminante », explique Olivier Jaomiary. La mutation petit à petit de ces centrales permettra d’atteindre l’équilibre opérationnel de la compagnie nationale d’électricité. La centrale à Maevatanana est un exemple de cette hybridation avec une capacité de 700 kW en heure de pointe. Les coupures et délestages ont disparu du quotidien des abonnés dans cette partie ouest du pays.

L’hydroélectricité, comme objectif

Le monde entier s’accorde à dire que seule l’hydroélectricité est intéressante pour la fourniture d’électricité à moindre coût. Dans le magazine Investir de l’EDBM, le directeur général de la Jirama a rappelé que l’Etat engage des projets sérieux si on ne cite que le site de Volobe Tamatave, d’une capacité de 120 MW, à Sahofika, 200 MW, et à Antetezambato 100 MW. Le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), selon toujours ses explications, est en déficit et l’objectif maintenant est de pouvoir connecter Antanananarivo, Tamatave et Fianarantsoa. Avec ces projets en cours de construction, ce projet semble réalisable. Actuellement, le RIA a une consommation de 230 MW, explique Olivier Jaomiary. « Le reste du réseau malgache a besoin de 120 MW », ajoute-t-il. Dans le moyen terme, la Jirama pense démarrer un projet « coalproject » de 60 MW dans le Sud du pays dans les trois années à venir.

Une économie de 100 milliards d’ariary

Dans ce magazine, le ministre de l’Energie Lantoniaina Rasoloelison a également partagé les efforts injectés dans le redressement de la Jirama et qui ont résulté par une diminution des subventions de l’Etat et une économie de 100 milliards d’ariary entre 2017 et 2018. D’ici 2020, comme le business plan l’indique, la Jirama pourrait retrouver son équilibre opérationnel. Grâce à l’appui de la Banque mondiale, à travers le projet PAGOSE, le secteur de l’énergie se modernise. Il a souligné que plusieurs projets sont déjà en cours dans le domaine de l’énergie à Madagascar. Cette année même, la centrale solaire de Hazolava, d’une capacité de 20MW d’électricité, sera inaugurée, d’après le ministre Lantoniaina Rasoloelison. Les projets en cours avancent bien selon le ministre de l’Energie, pour ne citer que la construction d’un barrage à Amboasary nord, la mise en place des panneaux solaires à Mahaboboka et à Saint Augustin, le champ solaire de Green Yellow à Ihazolava, etc…

 

Recueillis par Racl.R