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27-11-2018 par La dépêche de Madagascar

Un grand honneur pour Madagascar, car le pays aura des représentants à «Addis Foto Fest 2018», un Festival international de photographie d’Addis-Abeba, en Ethiopie. Rijasolo, le photoreporter sera l’un d’eux, et il va présenter une série intitulée «Malagasy»


Copyright Image : © La Dépêche de Madagascar

 

La participation des photographes malagasy à la 5ème édition du grand Festival «Addis Foto Fest» marquera une belle histoire de la photographie malagasy. C’est un honneur pour la Grade île puisqu’il s’agit d’un événement qui occupe une place très importante à l’échelle mondiale. Ce prochain rendez-vous des photographes africains aura lieu du 6 au 8 décembre, en Ethiopie.

Rijasolo y sera pour présenter une quinzaine de photographies, qui rassemblent un travail de longue halène, formant une série intitulée «Malagasy». Elle résulte effectivement une rétrospective d’un travail de 12 ans en tant que photoreporter. Ses clichés constituent un survol de ses visions sur son propre pays, à travers le peuple malagasy, dans sa simplicité, ses routines, sa culture, … qui rappelleront les réalités sociale, économique et politique auxquelles il s’affronte au quotidien, mais surtout l’état d’esprit de ce peuple.

«Je trouve que nous, malgache, sommes à la fois beaux et tristes, résilients et faibles, courageux et timorés. «Malagasy» propose un portrait social, violent mais aussi poétique et intime du peuple de Madagascar. J’ai choisi ces photographies non parce qu’elles pourraient correspondre à l’idée que l’on se fait, que l’on espère, mais parce qu’elles semblent se rapprocher de mon état d’esprit», annonce le photographe dans sa présentation.

 

Photographe du 21ème siècle

Durant cette aventure, Rijasolo représentera le pays avec les photographes Miora Rajaonary et François Maurel. Le Festival sera une belle visibilité pour l’art photographique et les photographes malagasy évoluant dans le 21ème siècle.
«A travers ce Festival, le continent africain peut imposer ses codes et ses normes culturels sans forcément correspondre aux attentes du marché de l’art occidental», a conclu Rijasolo.

 

Annick Sedson