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24-07-2017 par No comment

Sky Mike, de son vrai nom Harry Ramanankatsoina, bataille dur pour s’imposer dans le monde de la musique. A 25 ans, il est ingénieur du son et producteur à Quad Studios, un des plus grands studios d’enregistrement à New York. Parcours d’un militant MAOiste…


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Comment as-tu atterri à Quad Studios à New York ?
J’ai toujours adoré les sons américains et les États-Unis offrent plus d’opportunités pour exprimer sa création. Vers la fin de mes études d’ingénieur du son à Manhattan, j’ai eu l’opportunité d’être engagé en tant que stagiaire au fameux Quad Studios de New York. Je savais qu’ils étaient plutôt axés sur la musique hip hop, c’est là qu’enregistrent des artistes comme Jay-Z, Beyoncé, Mariah Carey ou Alicia Keys. Au départ, je faisais le café, je nettoyais les studios… Mais au bout d’un an, on m’a embauché en tant qu’ingénieur du son et producteur. J’ai pu travailler sur un projet de Taylor Swift en tant que coproducteur mais le son n’est jamais sorti. En revanche, quelle expérience !

Ce n’était pas la première fois que tu travaillais avec des stars …

Avant d’habiter aux États-Unis, j’ai fait mes études en France. J’ai toujours fait en sorte de trouver des stages dans les grands studios d’enregistrement parisiens comme Météore, Oméga, Block Studio… J’ai pu collaborer avec des grands noms du hip hop français comme La Fouine, Youssoupha, Siana ou Sam’s. Internet m’a beaucoup aidé à progresser, mais c’est dans les studios que ça se passe. il faut des résultats rapidement, car le temps est compté et il faut être précis.

Il faut connaître le solfège pour produire des sons ?
Disons que ça peut aider ! (rires). Mes parents m’ont inscrit au conservatoire à 6 ans. C’était plutôt pour occuper mes mercredis après-midi, sans école en France, que pour exprimer un « talent » ! J’ai doncfait l’incontournable solfège, ensuite du piano, de la guitare et de la batterie. Tout cela m’a mené petit à petit à la production. Et c’est grâce à un ami de longue date et musicien malgache, Michael Joseph que la passion s’est confirmée. Il m’a appris la MAO, la musique assistée par ordinateur. Il est devenu mon mentor et par la suite nous avons collaboré sur plusieurs projets musicaux.

Quelles sont tes inspirations pour créer des sons ?
Je m’inspire beaucoup de la soul, du funk, du jazz, de la variété française, de la musique venant de Toronto et Atlanta, et bien sûr de la zik malgache. Je rajoute à cela ma petite touche musicale, une grosse rythmique qui percute dans les enceintes. C’est ce que les artistes aiment avec mes productions. Réussir à mettre sa touche personnelle dans la musique américaine c’est quand même le pied pour un « producer »

Tes projets ?
Je vais intégrer un studio dans le New Jersey et en parallèle je continue à travailler sur des projets d’albums en tant que producteur. Je compte aussi m’orienter vers la musique de films car il y a de réelles opportunités dans ce domaine. Une de mes productions a d’ailleurs été sélectionnée pour un show TV qui sera diffusé sur VH1 et MTV.

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto


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