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12-10-2018 par Midi Madagasikara

Des candidats accentuent la presse en demandant actuellement la recomposition de la HCC, de la CENI et du gouvernement.


 

La situation devient de plus en plus compliquée et tendue à l’approche de la date du 7 novembre. Hier, des candidats se sont réunis au domicile de l’Amiral Didier Ratsiraka à Mangarivotra Faravohitra. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la poursuite du mouvement de contestation des 22 candidats qui découvrent des preuves d’anomalie dans le processus électoral en général et dans la liste électorale en particulier. Des résolutions ont été prises à l’issue de cette réunion. En effet, faute d’avoir été entendu par les instances auxquelles il s’est adressé, le Collectif des 22 candidats ont décidé de passer à une autre étape de son mouvement de contestation. Il demande depuis hier la recomposition de la HCC (Haute Cour Constitutionnelle) et de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Pour faire entendre leur voix, les membres du Collectif envisagent d’organiser un meeting ce jour au jardin d’Ambohijatovo. Une descente dans la rue ne serait pas à exclure dans les prochains jours.

 

Neutralité du gouvernement

A entendre la candidate Fanirisoa Ernaivo, la HCC et la CENI ne sont pas les seuls dont la neutralité inquiète les concurrents dans la course à la magistrature suprême du pays. Elle pointe également du doigt l’actuel gouvernement dont elle demande aussi la recomposition. « Le Premier Ministre dont on connaît l’entité politique et la personnalité politique qui l’ont proposé n’a plus caché ces derniers jours son camp politique, lorsqu’il s’est permis de requérir le directeur général de l’ACM pour délivrer les autorisations d’exploitation des hélicoptères en faveur des candidats à la présidentielle. », dénonce-t-elle. En tout cas, force est de constater que, la situation commence à dégénérer sur le terrain de la campagne électorale. Dans la Capitale, à voir les scènes de provocation opposant des partisans de certains candidats, on peut conclure que les risques d’affrontement sont réels à l’approche de la date du 07 novembre. Un candidat a été même victime d’acte de violence lors de son meeting en province.

 

R.Eugène