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10-08-2017 par ranja

Encore au moins un mois de vacances pour les écoliers, collégiens et lycéens, avant la rentrée. Problème : peu d’occupations pour ces enfants et adolescents, qui, en attendant de partir en vacances, ou après le retour, n’ont « rien à faire » pour s’occuper.


Outre la télévision, les réseaux sociaux, les petites sorties entre amis ou les après-midi devant un film loué au vidéo club, les enfants et adolescents qui n’ont pas ou peu de copains de leur âge dans leur quartier, peinent à trouver des activités attrayantes pour s’occuper. Le manque d’activités de loisirs, notamment pour les adolescents, reste un problème auquel sont confrontées les familles qui ne partent pas en vacances ou en attente du départ. Elles ont bien du mal à satisfaire les demandes de leurs progénitures.

Que proposer alors aux 13-18 ans pendant les vacances ? Car pour les enfants en bas âge, les activités à leur proposer sont un peu plus variées. Des associations ou organisations proposent, du côté d’Ampefiloha, d’Itaosy ou d’Antsahabe, des jeux divers, des journées récréatives, des ateliers de langue étrangère et des activités ludiques et divertissantes aux enfants et préados.

S’y ajoutent les aires de jeux qui pourraient faire le bonheur des plus jeunes. Des possibilités d’occupation qui ont le mérite de satisfaire des demandes sans cesse grandissantes, mais qui ne couvrent pas la majorité des besoins, les capacités d’accueil étant limitées pour chacun de ces sites. Le coût reste, par ailleurs, un obstacle pour nombre de familles.

Pouvoir d’achat. En l’absence de centres aérés qui auraient pu répondre à bien des demandes, le tour des sites de divertissement dans la capitale est vite fait. On se trouve ainsi face à un déficit manifeste d’investissements en matière d’activités de loisirs, notamment pour les enfants et les ados. Et quand bien même quelques initiatives existent, le coût de l’accès aux sites n’est pas toujours à la portée des ménages.

Les professionnels dans le domaine du loisir se retrouvent alors face à un dilemme : la volonté d’investir se heurte à des résultats d’études de marché qui ne leur offrent pas suffisamment d’assurance d’avoir un retour sur investissements et de dégager des bénéfices dans un délai acceptable. Le pouvoir d’achat de la majorité des ménages étant ce qu’il est, s’aventurer à investir dans une activité de loisirs qui ne sera accessible que par une minorité parce que trop chère par rapport aux possibilités financières des familles, revient au suicide assuré pour l’investisseur.

Bref, outre les sorties au zoo de Tsimbazaza ou dans les sites historiques proposés aux touristes autour d’Antananarivo, et les rares aires de jeu existants au Masay, à Ivato ou ailleurs, les activités de loisirs sont jugées rares en comparaison avec les besoins des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents dans la capitale. En attendant mieux, ils s’occupent comme ils peuvent : internet, TV satellite et bons films ; cours de cuisine, de langue ou de conduite pour ceux qui en ont la possibilité, et beaucoup d’imagination pour les autres. Mine de rien, ils ne voient finalement pas les heures passer !

Hanitra R.

© Midi Madagasikara


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