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La startup Heetch et ses fondateurs fixés jeudi sur leur sort judiciaire
(01-03-2017) - La startup Heetch et ses deux jeunes dirigeants sauront jeudi si leur application de transport de particuliers destinée aux jeunes noctambules leur vaut une condamnation pénale.
Teddy Pellerin (à droite) et Mathieu Jacob (à gauche), les co-fondateurs de Heetch avant leur procès à Paris, le 8 décembre 2016
Teddy Pellerin (à droite) et Mathieu Jacob (à gauche), les co-fondateurs de Heetch avant leur procès à Paris, le 8 décembre 2016
© AFP

Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre sa décision à 13h30 (heure de Paris).

A l'issue d'un procès de deux jours, le parquet, qui ne voit pas en Heetch une application de covoiturage, a pris le 9 décembre des réquisitions sévères: 300.000 euros d'amende contre Heetch et une interdiction de diriger toute entreprise pendant deux ans contre les deux fondateurs.

"L'économie du partage a de beaux jours devant elle. Ce genre de dirigeants ne doit pas la porter", a dit la procureure à l'adresse de Teddy Pellerin et Mathieu Jacob, contre qui elle a aussi requis 10.000 euros d'amende chacun.

Les deux jeunes entrepreneurs ont protesté de leur bonne foi, se disant "convaincu de la légalité" de leur activité et se défendant d'avoir voulu dénigrer les taxis, dont près de 1.500 se sont portés partie civile.

Les fondateurs de Heetch ont souligné qu'ils agissaient "en plein tâtonnement" en matière de législation sur l'économie collaborative.

Ils ont ajouté que l'application fonctionnait selon des règles bien distinctes de celles de UberPop, adossé au géant international des VTC Uber, et lourdement condamné l'été dernier pour des chefs de prévention identiques.

Heetch, application nocturne tournant de 20H00 à 06H00 du matin, limite les revenus de ses conducteurs à 6.000 euros par an, somme permettant seulement le "partage des frais" du véhicule, selon les fondateurs.

Un avocat de Heetch a demandé au tribunal de ne pas faire un "copié-collé" de la décision rendue contre UberPop, et de ne pas "tuer la liberté d'entreprendre".

Les avocats des taxis, VTC et organisations professionnelles parties civiles ont eux étrillé Heetch, une "machine à fric" soutenue par de puissants investisseurs et déployant une "communication cynique".



© AFP
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