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Pour pouvoir entrer sur le territoire malgache, tout ressortissant étranger doit être muni d'un passeport en cours de validité. Pour les séjours de moins de trois mois, le visa d'entrée et de séjour est obligatoire. Ce visa dit de non-immigration n'est ni prorogeable ni transformable en visa de long séjour. Il ne donne pas droit à l'exercice d'une activité rémunérée.
Les touristes peuvent se voir délivrer un visa d'entrée et de séjour, avec une ou trois entrées au maximum. Le visa doit figurer sur le passeport. Il est délivré, moyennant le paiement d'un droit, soit par les représentations diplomatiques et consulaires malgaches à l'étranger, pour un séjour n'excédant pas 30 jours ; soit par les autorités locales à l'aéroport ou au port de débarquement, pour le visa de courtoisie de 24 heures. Le touriste doit présenter son passeport en cours de validité et cinq photos d'identité.
Une prolongation de 3 mois au maximum d'un visa Touriste est possible sur demande. Si le séjour supplémentaire est inférieur à trois mois, les formalités sont acquittées auprès du ministère de l'Intérieur dans le quartier d'Anosy à Antananarivo. Si la prolongation est supérieure à trois mois, le ministère des Affaires Etrangères, Anosy - Antananarivo est l'administration compétente. Présenter le passeport en cours de validité et des photos d'identité.
Douanes

L'entrée des devises est non limitée. Leur montant est cependant à déclarer à l'arrivée pour des fins de contrôle du marché noir des devises
Tous les objets authentiques faisant partie du patrimoine national sont sujets à une interdiction d'importation. Par exemple, des fossiles rares, des statues funéraires en bois ancien, les ouvres de sculpture aloalo et zafimaniry. Les objets et documents anciens font aussi partie de ce patrimoine protégé. Les objets d'arts ou effets fabriqués avec la peau d'animaux protégés, comme les crocodiles et les boa sont aussi interdits.

En application de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore, les espèces protégées ou menacées d'extinction sont interdits à l'exportation. Cela concerne, pour les animaux, tous les espèces de lémuriens, les tortues de mer, les tortues radiées et à éperon, la grenouille rouge d'Antongil, le Boa… Pour les plantes, toutes les variétés d'orchidées sont interdites à l'exportation, ainsi que les espèces de didiéracées, euphorbiacées et pachypodium.

Toujours dans le souci de préserver le patrimoine national, certains animaux, plantes, objets de valeurs, objet d'art sont subordonnés à une autorisation d'exportation délivrée lors de l'achat ou auprès du Ministère de l'Industrie, du Commerce de l'Artisanat et du Tourisme ou le Ministère chargé des Mines. Les articles suivants sont concernés:
- papillons
- vanille
- bijoux
- sculptures en bois
- pierres précieuses ou semi-précieuses
- pierres taillées
Le Ministère de la culture peut délivrer une autorisation pour certains textes écrits.

Refoulement et expulsion

L'étranger qui est entré irrégulièrement ou qui n'a pas quitté le Territoire à l'expiration du séjour qui lui a été accordé peut être refoulé sans préjudice des condamnations encourues.

Peut également être refoulé, l'étranger admis à séjourner temporairement lorsque sa présence sur le Territoire constitue une menace pour le maintien de l'ordre public, la protection de la santé, la moralité ou la sécurité publique.

L'expulsion peut être prononcée par arrêté du Ministre de l'intérieur si la résidence de l'étranger sur le Territoire constitue une menace pour l'ordre ou la sécurité publique. L'arrêté d'expulsion est rapporté, le cas échéant, dans les mêmes formes.

L'étranger, s'il le demande, dans les huit jours qui suivent la notification d'un arrêté d'expulsion, sauf en cas d'urgence absolue reconnue par le Ministre de l'Intérieur, le droit d'être entendu seul assisté d'un conseil, par une commission spéciale siégeant au chef-lieu de la province dont la composition et le fonctionnement seront fixé par décret.

Devant cette commission, l'intéressé peut faire valoir toutes les raisons qu'il invoque pour sa défense. La commission siège à huit clos. Un procès-verbal enregistrant les explications de l'intéressé est transmis avec l'avis de la commission au Ministre de l'Intérieur qui statue.

L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté d'expulsion et qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le Territoire peut être astreint par arrêté du Ministre de l'Intérieur à résider dans les lieux qui lui sont fixés et dans lesquels il doit se présenter périodiquement aux services de police ou de gendarmerie.

La même mesure peut être appliquée en cas de nécessité aux étrangers faisant l'objet d'une proposition d'expulsion.

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