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27-02-2020 par L'Express de Madagascar


Copyright Image : L'Express de Madagascar

Un sacré bond en arrière, vers une époque où l’art, sous toutes ses formes, commençait pleinement à s’épanouir auprès d’une communauté d’artistes malgaches, alors avides de découvertes, mais aussi de partages. C’est à travers l’introspection d’une période exceptionnelle, riche en créativité et en talents, que Pauline Monginot convie le public à redécouvrir avec elle une page de l’histoire de l’art à Madagascar, ce 29 février à partir de 10 heures, au Musée de la photographie à Anjohy.

« Peinture et peintres malgaches de 1872 à 1972 » est l’intitulé de cette thématique à la fois assez vague et précise que l’historienne se plaira à exposer à l’auditoire de la « Café histoire », ses recherches et ses connaissances sur le sujet. Un siècle de peinture, d’illustrations et d’interprétations de la société malgache par ceux qui sont devenus, par la suite, de grands maîtres dans le domaine. C’est ce que Pauline Monginot promet de nous faire vivre également. Une aubaine si vous êtes férus d’art, puisque vous y apprendrez, sans doute, plus que vous ne l’imaginez et ce, bien au-delà des techniques qui perdurent de génération en génération jusqu’à aujourd’hui. Ce qui confirme, d’ailleurs ce style de peinture vivante et chaleureuse, typique de la Grande île.

« La peinture est une pratique artistique récente à Madagascar, introduite en 1826 par les Européens. Son histoire s’inscrit en parallèle à celle de la colonisation. Pourtant, la peinture devient, pour la société malgache, un enjeu de définition des identités et des hiérarchies sociales. » C’est par ces mots que Pauline Monginot annonce le ton de cette prochaine « Café histoire ». Son nom est, sans doute, inconnu pour la majorité, elle est, néanmoins, très reconnue dans le milieu des historiens qui se passionnent particulièrement pour Madagascar, sa culture et son histoire.
De nom, on la connaît comme une illustre doctorante issue de l’université Denis Diderot de Paris. Elle a soutenu une thèse sur le thème « Artiste ou mpanakanto ? Construction sociale et stylistique de la figure du peintre dans les villes des Hautes Terres malgaches (1880-1972). L’exemple de Tananarive ». Elle y reviendra sans doute, ce samedi.
Enrichissant toujours son savoir sur la peinture à Madagascar, elle a hâte d’échanger avec les férus d’art nationaux.