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18-09-2019 par AFP

Métropole lilloise: restriction de la consommation d'eau du robinet pour les nourissons


La métropole lilloise appelle vendredi à ne plus mettre d'eau du robinet dans les biberons des nourrissons de moins de six mois à compter de mardi et pour une période indéterminée, en raison de la présence possible de perchlorates.

Cette "recommandation" est faite en vertu du "principe de précaution" mais "il n'y a pas lieu de s'inquiéter plus que de mesure", ajoute la métropole, précisant que l'eau "reste potable" et qu'il "est possible, sans aucun risque, de se laver les dents, prendre une douche" ou encore "faire la vaisselle".

Identifiés dès 2011 dans l'eau du robinet de plusieurs régions, les perchlorates sont des substances utilisées dans de nombreuses applications industrielles, notamment dans le domaine militaire. Ils peuvent notamment se retrouver dans l’environnement dans des zones ayant fait l’objet de combats pendant la Première guerre mondiale, les substances issues d'anciennes munitions s'infiltrant dans les nappes phréatiques.

Un arrêté préfectoral de 2012 "recommande, pour les nourrissons de moins de 6 mois, une restriction de l’utilisation d’eau potable à des fins alimentaires, dès qu’elle présente une teneur en perchlorates supérieure à 4 microgrammes par litre", rappelle la Métropole européenne de Lille (MEL) dans un communiqué publié vendredi. 

Jusqu'ici, ce seuil n'avait jamais été atteint mais "trois années de sécheresse consécutives ont conduit à un abaissement historique du niveau des nappes", contraignant la métropole à "diversifier" ses sources d’approvisionnement. 

Suite à la sécheresse de cet été, "la MEL a décidé de mobiliser des forages situés au sud de la métropole pour lesquels la présence de traces de perchlorates est identifiée". A partir de mardi, une eau dont la teneur dépasse le seuil "pourrait" donc être distribuée, poursuit la métropole.

Elle "recommande" donc d'éviter cette consommation chez les nourrissons dans 74 des 90 communes de son territoire, pour une durée qui "dépendra de la recharge des nappes phréatiques" et n'est donc pas déterminée à ce stade.

"Il n’y a pas lieu de s’inquiéter plus que de mesure mais il est nécessaire de protéger les nourrissons dans cette période particulière", déclare dans ce communiqué Alain Detournay, vice-Président en charge de l’eau à la MEL.


AFP