Vous êtes ici

12-01-2021 par L'Express de Madagascar

Le Centre de formation de la Secren a bien terminé son année. Malgré ses difficultés financières, elle a réalisé avec succès son devoir envers ses apprentis.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


L’année 2020 s’est bien terminée, la 2021 a bien démarré pour le Centre de Formation technique et professionnelle de la Secren (CFTPS) en particulier, et pour la société Secren S.A en général. Malgré ses difficultés financières causées par la pandémie de la­Covid-19, elle n'a pas abandonné et a accompli avec succès son devoir envers les élèves formés dans son centre.

« Le chemin a été long et difficile pour nous, mais durant ce parcours, nous n’avons pas perdu de vue notre objectif afin d’atteindre le bout du tunnel. Aujourd’hui, nous y sommes. C’est le succès », affirme Lucet Vial, directeur de l’établissement. La VIe promotion a vu le jour, fin d’année 2019. Elle regroupe cinquante-neuf étudiants sous la bannière baptisée « Tafitsaka » ou « Tanora Filamatra Tsara Karakara ». Ils ont été formés pendant deux ans, répartis dans huit spécialités, et sont devenus des garçons et des filles intellectuellement mûrs, prêts à concurrencer les professionnels et à gagner le pari de l’excellence, bref des ouvriers spécialisés polyvalents issus de divers horizons.

Une fois de plus, la promotion est parrainée par le directeur de l’agence Bank Of Africa d’Antsiranana, Tsiory Andrianasoloariniaina. Ce dernier a encouragé les nouveaux professionnels à mériter leur promotion exceptionnelle « Tafitsaka », traduit littéralement par « réussis », et à porter haut le flambeau de l’école, de la société et leur région natale.

Depuis 2015, le CFTPS a formé au total trois cent quarante-cinq élèves. Beaucoup d’entre eux, surtout les sortants des trois promotions successives, sont déjà recrutés à la Secren, vivant pleinement le label de l’école.

L’occasion a permis au directeur général de la Secren, Abel Ntsay, d’expliquer les objectifs fixés depuis l’ouverture du centre en 2013, et qui sont aujourd’hui atteints. Il a tenu à souligner que la société a été constamment à la recherche de solutions, même pendant ses moments difficiles. Il a aussi passé en revue les efforts déployés contre la covid-19 et les perspectives de l'entreprise pour mettre en œuvre la vision 2030.

Concernant « le grand bateau », autrement dit le chantier naval, le capitaine a saisi ce moment privilégié pour déclarer que la Secren avance vers la réalisation de cette vision. Il a reconnu que le bateau a failli couler à cause de la Covid-19, mais les dirigeants ont résisté en travaillant dur avec foi et patience.

«L’année 2020 a été dure pour la Secren car aucun navire thonier n'est arrivé, pourtant 80% de ses chiffres d'affaires proviennent de ces bateaux. Déterminés, nous n’avons pas fermé l’entreprise et nous n’avons jamais procédé au chômage technique des personnels durant cette année terrible », souligne-t-il. Il a ainsi ajouté que la société a pu maintenir le cap sur la certification Iso 9001-2015, malgré ce fléau mortel. Elle va continuer à chercher des partenaires stratégiques, tout en pensant à entrer sur l’Iso 9500, afin de mener la Secren à bon port.

Abel Ntsay a enfin annoncé la contribution de cet ancien arsenal, réputé pour être le poumon de l’économie d’Antsiranana, à la réalisation des projets du gouvernorat de Diana qui a l’ambition de propulser son développement. En tout cas, c’est un bon début pour les travailleurs qui sont heureux d'avoir perçu leurs salaires impayés de l'année dernière.