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15-08-2020 par L'Express de Madagascar

La huitième dialogue politique entre le gouvernement malgache et l'Union européenne a eu lieu hier à Iavoloha. L'ambassadeur Di Girolamo a fait part d’entrée de jeu, le souhait que la question de la réforme électorale soit soulevée durant la rencontre.


 

Consolidation des acquis et amélioration. Tels sont les arguments mis en avant par Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de l’Union européenne (UE), pour requérir que « la réforme électorale », soit un des sujets abordés durant le dialogue politique, d’hier.

Evoquant les programmes de l’échange entre les ambassadeurs des États membres de l’UE et les autorités malgaches, hier, au palais d’État d’Iavoloha, l’ambassadeur Di Girolamo a fait part d’entrée de jeu, le souhait que la question de la réforme électorale soit soulevée durant la rencontre. Ceci sur la base, selon ses explications, des recommandations faites par les observateurs électoraux européens, à l’issue des deux tours de l’élection présidentielle de 2018.

« Nous avons déployé une grande mission d’observation électorale pour les élections présidentielles de 2018. Une mission qui a formulé une série de recommandations pour la consolidation des acquis et l’amélioration de la gouvernance électorale à Madagascar et le renforcement du processus de rétablissement, de retour à une démocratie vive, forte et solide », déclare l’ambassadeur de l’UE.

Dans sa déclaration préliminaire, au lendemain du scrutin présidentiel, la mission d’observation électorale de l’UE a notamment soutenu, « l’absence du plafonnement du financement de la campagne demeure un sujet critique ». Ce sujet a été un des points focaux des débats pré- et post-électoraux, surtout s’agissant de la présidentielle. Un sujet encore d’actualité, si l’on s’en tient à la requête de Giovanni Di Girolamo, hier.
L’absence de plafonnement des moyens financiers injectés dans les campagnes des candidats est constamment fustigée par la Société civile, en particulier, comme facteur d’inégalité des chances entre les candidats. Que cette situation biaiserait le choix des électeurs. Durant la dernière réforme du cadre juridique des élections, en 2018, ce point a, cependant, été parmi les innovations sucrées par le Parlement.