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19-04-2021 par L'Express de Madagascar

Terrassé par la Covid-19, le général Dolin Rasolosoa s’est éteint samedi à l’hôpital d’Anosiala à 79 ans


Copyright Image : L'Express de Madagascar


Un étoilé s'éteint. Ancien chef d'état-major général de l'armée et ancien président du conseil supérieur de la Transition (cST), le général retraité Dolin Rasolosoa est décédé samedi.

Militaire couplé d’une casquette d'homme politique, Dolin Rasolosoa a été admis au centre hospitalier d’Ano­siala, au début du mois. Avant d'insérer la politique parmi ses faits d’arme, l’officier général retraité a gravi les échelons au sein du commandement de la Grande Muette jusqu'à en devenir le chef d'état-major général, de 1994 à 1997.

Le général Dolin Rasolo­soa a fait ses adieux aux armes, signe de sa retraite de la vie militaire, en 1998. Originaire de la région Amoron’i Mania, l’officier général retraité se tourne, par la suite, vers la politique. Il est connu du grand public en tant qu’ancien président du cST, la chambre haute de la Transition. Dolin Raso­losoa a partagé une grande partie de son chemin politique avec Andry Rajoelina, président de la République.

Réputé comme l’un des fidèles d’Andry Rajoelina, le général Rasolosoa a été son directeur de cabinet, du temps où il était maire d’Antananarivo.

Il a ensuite été en première ligne dans les manifestations de 2009, qui avaient mené à l'éviction du pouvoir de Marc Ravalomanana, ancien président de la République.

Un engagement qui lui a valu d’être directement pris à partie par l’ancien chef de l’État au lendemain du « lundi noir », le 26 janvier 2009.

Toujours durant la crise politique de 2009, le général Dolin Rasolosoa s’est illustré, en menant les négociations avec les responsables de la sécurité du palais d’Ambohitsorohitra, le 7 février 2009. Des tractations qui n’ont, cependant, pas abouti, puisque, quelques instants après, des tirs en rafale ont fait des dizaines de morts. Sa dernière sortie publique a, justement, été la cérémonie de commémoration de cette journée tragique, à Ambohitsorohitra, le 7 février dernier.