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09-10-2019 par Midi Madagasikara

La décision du gouvernement d’ester en Justice les personnes impliquées dans l’affaire fuite de sujets du baccalauréat risque de créer une nouvelle crise.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Des voix s’élèvent chez des parents qui ont des enfants poursuivis et placés sous mandat de dépôt.  Le nombre des candidats écroués n’a cessé de croître. Depuis samedi jusqu’à hier, le bilan des résultats des trois tribunaux des districts (Miarinarivo, Fianarantsoa, Ambatondrazaka) qui ont déjà tranché sur le sort des suspects  dans cette affaire fait état de huit élèves et trois enseignants incarcérés.

A Imerintsiatosika, un proviseur de Lycée et trois élèves. A Ambatondrazaka, un enseignant et cinq élèves dont une de sexe féminin. A Fianarantsoa, un enseignant en exercice à Alakamisy-Ambohimaha. Hier, des parents d’élèves se sont rassemblés devant la Prison d’Ambatondrazaka après avoir été informés que leurs progénitures y sont écrouées. Ils étaient là  pour essayer de trouver comment faire face à la situation.

Ces parents qui affirment totalement être désespérés quant à l’avenir de leurs enfants. «Nos enfants sont partis de chez nous pour faire un examen mais ils ont fini en prison », déplore une mère de famille qui affirme être venue de la brousse. Raison pour laquelle, elle se demande comment peut-elle subvenir à son enfant. N’ayant pas réussi à trouver de solution vis-à-vis de l’Administration pénitentiaire, ce groupe de parents ont rejoint le bureau de la Préfecture de Police d’Ambatondrazaka pour tenter de s’entretenir avec ce haut fonctionnaire. Selon l’information, le procès des sept suspects d’Ambatondrazaka, dont un employé du DRENTP qui a bénéficié d’une liberté provisoire, est prévu au 5 novembre prochain.

En ce qui concerne Fianarantsoa, 18 personnes ont été déférées, hier. Mis à part l’enseignant qui a été placé sous mandat de dépôt, les 17 autres qui sont des candidats ont été remis en liberté provisoire. Pour Imerintsiatosika, une précision mérite d’être mentionnée sur les trois candidats écroués. Ils n’ont rien à avoir avec les deux établissements d’enseignement catholique rapportés dans notre édition du lundi 07 octobre 2019.

T.M.