Vous êtes ici

17-05-2021 par Midi Madagasikara

L’éventualité d’un remaniement a été évoqué hier soir lors de l’intervention du Premier ministre Ntsay Christian.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Interrogé hier soir sur le plateau de TVM sur l’état des relations entre le locataire de Mahazoarivo et celui d’Iavoloha, Ntsay Christian de répondre sans ambage qu’ « il n’y a aucun problème entre le Président de la République et le Premier ministre qui partagent les mêmes valeurs comme le patriotisme et l’intégrité ».

 

Complémentarité.  Le PM de se référer notamment aux articles 55 et 65 de la Constitution qui déterminent les attributions respectives des deux chefs de l’Exécutif. « Chacun a ses responsabilités », souligne-t-il. Avant d’ajouter dans la foulée qu’« il y a complémentarité ».  Partageant ainsi la remarque du chef de l’Etat qui disait l’autre jour que « le Président de la République et le Premier ministre sont complémentaires ». Le fait que le second soit intervenu à la place du premier pour faire le point de la situation sanitaire en est la preuve.

 

Pouvoirs régaliens.  Ntsay Christian a toutefois tenu à nuancer que « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans » alors que « le Premier ministre est une personnalité nommée selon la procédure prévue par la Constitution ». Concernant le remaniement, il a rappelé que la présidence a fait savoir au début de l’année que le moment n’était pas encore venu pour évaluer les membres du gouvernement. « Cela relève du pouvoir discrétionnaire du Président de la République », explique-t-il. En admettant qu’il ferait lui-même l’objet d’une évaluation au moment opportun. « Cela fait partie des pouvoirs régaliens du chef de l’Etat », réitère-t-il. En faisant sienne, au cours de son intervention d’hier, l’adage « servir et non se servir ». Pour l’instant, il assume en plus de ses attributions en temps normal, les pouvoirs à lui délégués par le Président de la République en matière de contrôle de la circulation des personnes et des véhicules, de contrôle du ravitaillement et de contrôle des armes. Et ce, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire qui vient d’être prolongé pour une nouvelle période de 15 jours.

 

R.O