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13-01-2021 par L'Express de Madagascar

Après la douane, c’était le PAC d’Antananarivo qui a rencontré la presse, hier. Il a été annoncé, notamment, que sept personnes ont manqué à l’appel à l’audition du week-end.


Copyright Image : L'Express de Madagascar

 

L’enquête est t ouj ou r s en cours. Un point sur lequel les responsables du ministère public auprès du Pôle anti-corruption (PAC), d’Antananarivo, ont insisté durant une conférence de presse, hier, aux 67 ha.

Face aux journalistes, Solofohery Razafindrakoto, chef du ministère public du second degré du PAC d’Antananarivo, a tenu à rassurer l’opinion publique. Il a insisté sur le fait que l’instruction ayant conduit au placement en détention préventive de huit prévenus, dimanche, ne signifie pas que les investigations sur l’exportation illicite des 73,5 kilos d’or sont terminées. En tout, dix-huit personnes sont mises en cause dans le dossier traité durant le week-end.

Il reste encore dix personnes à rechercher donc. En font partie les trois présumés contrebandiers appréhendés par les autorités sud-africaines. Il y a, par ailleurs, sept personnes se trouvant à Madagascar à rechercher. Les responsables du PAC n’ont pas souhaité révéler leur identité. Il s’agirait, néanmoins, des personnes supposées avoir pris part à l’extraction des métaux précieux, des présumés premiers propriétaires de l’or et des personnes ayant f acili té le voyage pour l’Afrique du Sud.

Le fait que l’enquête sur l’affaire concerne une grande partie du territoire national est l’explication avancée à l’absence de ces sept personnes recherchées, notamment. Il a été indiqué hier, que l’or exporté illicitement aurait été fourni par des exploitants clandestins opérant dans des parcs nationaux comme Ankarafantsika et Ranomafana.

Les entités chargées du contrôle d’identité des passagers, de   la licéité du contenu des bagages, ou encore, de la sûreté du vol, ne sont pas pas, visiblement, happées par le dossier traité par le PAC, de vendredi à dimanche. A s’en tenir aux explications d’hier, l’enquête ayant précédé ce dossier ne concerne que les circonstances du départ du vol privé à partir de l’aéroport d’Antananarivo.

Durant une interview en marge de la conférence de presse d’hier, Mamy Tantely Rakotomahefa, procureur du premier degré du PAC d’Antananarivo, explique que la contrainte temps a fait que l’enquête n’a pas pu être poussée davantage. Des individus ont déjà été appréhendés à Antananarivo et leur délai de garde à vue était expiré. Il n’y a pas eu de « contrôle conjoint », avant le départ de l’aéronef de l’aéroport d’Ivato, par ailleurs. De sources concordantes indiquent que ça a été fait, à Toliara.

Il a été dit au PAC, hier, qu’un juge d’instruction mène une enquête au fond sur l’affaire. Qu’une délégation judiciaire a été émise dans plusieurs circonscriptions du pays, dont Toliara. « L’enquête se chargera de faire la lumière sur ce qui s’est passé avant le départ de Toliara pour Johannesburg », ajoute le procureur Rakotomahefa. Le fait que la douane et la police des mines soient impliquées dans l’enquête amène à craindre qu’elles puissent être juges et parties.

L’enquête sur les infractions douanières serait « l’apanage », de la douane et vice-versa au sujet des infractions minières. Le fait que l’enquête au fond soit dirigée par un juge d’instruction et la participation de la gendarmerie évitera le corporatisme, notamment, rassure cependant, le procureur Rakotomahefa. Le PAC affirme que la « tolérance zéro », est la politique pénale appliquée et qu’il compte sévir contre quiconque qui soit impliqué dans cette affaire.

Audience préliminaire ajournée

Selon les informations, l’audience préliminaire des trois présumés contrebandiers appréhendés en Afrique du Sud est ajournée, prévue, hier, est ajournée pour ce 1er  février. Cette étape judiciaire devait déterminer si les trois individus ont pu bénéficier d’une mise en liberté sous caution ou non, en attendant leur procès.

Bien qu’il affirme ne pas encore avoir été au fait de l’information, le procureur Solofohery Razafindrakoto, indique que ça pourrait être une bonne chose pour la demande d’extradition des trois personnes et du rapatriement des 73,5 kilos d’or. Ce dernier serait une pièce maîtresse de la procédure judiciaire en cours au niveau du PAC.