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23-11-2021 par L'Express de Madagascar

La gendarmerie a mis la main sur six cents kilos de cocaïne à Toamasina, le 3 novembre. Les autorités américaines et françaises participeront à la suite des investigations.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


Saisie record qui restera dans les annales de la gendarmerie. Un trafic de drogue d’envergure a été mis à nu à Toamasina, d’après les informations communiquées, hier.

Un peu plus d’une demi-tonne de cocaïne de base, soit six cents kilos, ont été saisies. Elles ont été identifiées à partir de tests avec les appareils de la douane. Ces produits narcotiques pèseront beaucoup plus lourds que leur poids actuel une fois qu’ils seront préparés. Si le gramme de cocaïne se vend en moyenne 300 000 ariary, la valeur totale de la cargaison s’élève donc à plusieurs milliards d’ariary.

En août, la gendarmerie a été avisée de la présence d’un conteneur de sucres suspect. Elle a ouvert une enquête. De fil en aiguille, elle a finalement découvert dans un stockage dix-huit sacs de sucre avec les centaines de kilos de cocaïne, le 3 novembre.

Une personne, présumée complice du trafic, a été arrêtée, mise en examen et placée sous mandat de dépôt. Les coauteurs et le cerveau de l’affaire sont toujours recherchés. Les gendarmes d’Atsinanana et la section des recherches criminelles d’Antananarivo ont travaillé ensemble pour réaliser la première étape importante de l’opération. La gendarmerie française et américaine leur prêteront main forte pour la suite des investigations.

La provenance et les destinations de ces drogues importées sont connues, mais la gendarmerie préfère pour le moment ne pas les révéler. Madagascar n’est qu’une plaque tournante.

« C’est pour cette raison que nous avons discuté avec les collaborateurs étrangers pour la continuité de l’enquête. Le trafic de drogues dures a un rapport avec plusieurs activités, dont le blanchiment de capitaux et le terrorisme », explique le général Gellé Serge,  secrétaire d’État chargé de la gendarmerie nationale (SEG). À l’en croire, la gendarmerie s’efforce de lutter contre ce crime transnational pour épargner le pays. La contribution des Américains et des Français l’aidera à raffermir les stratégies.

« J’attire l’attention des douaniers, car c’est eux qui voient en premier l’importation. Ils devraient être plus vigilants et il faut bien inspecter pour que cela ne se reproduise plus », déclare le SEG.