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23-05-2020 par L'Express de Madagascar

Le comité exécutif de la FMF s’est réuni, hier à Isoraka. Il a été décidé d’arrêter et de reprendre à zéro le processus de sélection du futur équipementier de l’équipe nationale.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


RETOUR à la case départ. Le siège de la Fédération Malgache de Football d’Isoraka a abrité une réunion d’une importance capitale, hier. À l’ordre du jour figurait le choix du futur équipementier des Barea. Le comité exécutif a ainsi tranché et a décidé de stopper le processus de sélection. Et quand la situation reviendra à la normale, un nouvel appel d’offres international sera lancé.

« Le comité s’est penché très sérieusement sur la question pendant plusieurs heures. Nous ne sommes pas au grand complet. Or, une décision aussi importante qui est de choisir l’équipementier de la sélection, devrait être prise par l’ensemble des membres. Voilà pourquoi il a été décidé de tout arrêter et de revenir au début », a confié un des membres du CE. Pour rappel, la FMF a lancé un premier appel en début d’année. En effet, le contrat avec Garman n’a pas été reconduit.

Il fallait donc trouver un nouveau fournisseur. En mars, l’évaluation des offres a débouché sur des recommandations en faveur de Ted, qui a devancé Macron et Errea au classement final. Toutefois, les résultats de cette évaluation se sont heurtés à l’hostilité de l’opi­nion. Mais aussi et surtout, plusieurs pensionnaires de l’équipe nationale sont sortis de leurs gonds pour les dénoncer.

Le capitaine, Abel Anicet Andrianantenaina, n’avait pas mâché ses mots : « Nous, les joueurs, sommes surpris de voir en tête des résultats de cet appel d’offres un équipementier inconnu… Nous estimons que les Barea méritent un équipementier digne de nos résultats et de nos ambitions. Voilà pourquoi nous demandons que cet appel d’offres soit reconsidéré pour le bien de l’équipe et l’image que nous véhiculons ». Et ils ont donc eu gain de cause.
Envers et contre tous, la FMF se trouvait dans une posture intenable. Et elle s’exposait à des contestations de plus en plus vives, si elle avait décidé de poursuivre sur cette voie. La décision d’hier est la plus sage pour couper court à la polémique, tellement on pouvait sentir de loin l’odeur de soufre.