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11-09-2018 par La dépêche de Madagascar

L’État doit régler une partie de ce qu’il doit à la Jirama, concernant les consommations en eau et en électricité des établissements publics. Des paiements de ces factures impayées doivent s’effectuer cette année.


L’État doit payer au moins 40 milliards ariary, sur les 200 milliards ariary de factures que les administrations et les établissements publics doivent à la Jirama. Un paiement à effectuer cette année, comme l’a interpellé hier le directeur général de la Jirama, Olivier Jaomiary. La Jirama se serait ainsi décidée à demander des comptes à l’État, à son tour. Et ce, après s’être vue couper de carburants suite au non-paiement des arriérés qu’elle devait aux pétroliers, la semaine dernière.
L’on ne sait cependant pas par quel moyen de pression la Jirama compte s’y prendre. «Les plus gros consommateurs mais en même temps les plus endettés, sont surtout les départements stratégiques comme le ministère de la Santé ou celui de la Sécurité publique, donc assurant des services sensibles. Il y a également les plus dépensiers comme les universités publiques. Nous prévoyons de récolter 40 milliards ariary, tout en sachant que le budget que ces départements allouent à leurs factures en eau et en électricité est bien en dessous de notre prévision», a souligné le DG de la Jirama.

 

ENDETTÉE

Mais la Jirama ne peut pas se permettre de ne pas encaisser ce que l’État lui doit. D’autant plus qu’elle est également endettée à plus de 900 milliards ariary, actuellement. Et c’est une situation qui peut, en tout temps, lui coûter chère dans ses activités. «Notre premier recours est actuellement de conscientiser ces établissements sur l’impact du non-paiement de leurs factures. Nous allons également procéder au remplacement de leurs compteurs conventionnels avec des compteurs prépayés», a-t-il lancé. L’on s’attend donc à ce que ce contrôle de la consommation de ces établissements publics, ne serait-ce qu’en électricité, soit effectif.

Une fois de plus, la production de la Jirama dépend en grande partie de l’apport financier de l’État. Car mis à part ce paiement de facture en eau et en électricité, il faut également tenir compte de la subvention que l’État affecte à cette société. Pour cette année, cette subvention est de 300 milliards ariary.

 

RADO ANDRIAMAMPANDRY