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La reine Elizabeth II est accueillie par le président italien Giorgio Napolitano, à Rome le 3 avril 2014
La reine Elizabeth II est accueillie par le président italien Giorgio Napolitano, à Rome le 3 avril 2014
© AFP

La reine âgée de 87 ans et son époux, le prince Philip, 92 ans, ne passeront que quelques heures à Rome.

Après l'arrivée à Rome-Ciampino, Elizabeth, toute vêtue de lilas, a été accueillie vers 13h00 (11h00 GMT) par le président de la République Giorgio Napolitano au Palais du Quirinal.

La reine et le duc d'Edimbourg ont écouté les hymnes italien et britannique dans la cour d'honneur, avant de poser pour les photographes aux côtés du président Napolitano et de son épouse Clio.

Après un déjeuner privé, le couple sera reçu vers 13H00 GMT pour la première fois par le pape. L'entrevue est prévue dans une simple salle jouxtant la grande salle Paul VI, et non sous les ors du palais pontifical.

La volonté des deux côtés "est que cette rencontre soit quelque chose de très informel", a souligné le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

La salle a été choisie plutôt que Sainte-Marthe "à cause de l'aspect direct", a-t-il ajouté, à propos de la facilité d'accès.

Les monarques britanniques limitent désormais leurs déplacements à l'étranger. Le programme de leur visite à Rome, la première depuis 14 ans, est prévu sans pompe excessive, pour éviter une trop grande fatigue. Leur dernier voyage remonte à octobre 2011 en Australie.


L'entrevue avec le pape sera sans doute brève, bien que les sujets délicats ne manquent pas, notamment sur les évolutions sociétales qui divisent anglicans et catholiques, et les anglicans entre eux (ordination des femmes, mariage gay).

Mais aussi parce que le pape est argentin et donc sensible à la question des îles Malouines (Falklands) qui divise Argentins et Britanniques.

L'Eglise anglicane - 80 millions de fidèles dans 165 pays - est séparée de Rome depuis le divorce du roi Henry VIII au XVIe siècle. Elle est dirigée par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, mais la reine en est le "gouverneur".

La question du départ vers l'Eglise catholique de centaines de prêtres anglicans, en désaccord avec les positions jugées trop libérales de leur Eglise sur les questions de moeurs (mariage, homosexualité), a tendu les relations depuis 2009.

L'ordination des femmes dans l'Eglise anglicane est une différence de fond avec Rome qui l'exclut totalement.

Cependant les relations restent chaleureuses entre François et Justin Welby qui a adhéré le mois dernier à une initiative commune interreligieuse contre la traite des personnes.

Une autre question de société très actuelle est l'entrée en vigueur du mariage gay en Angleterre.

L'Eglise catholique britannique s'est opposée au projet du gouvernement de David Cameron, notamment par la voix du cardinal Gerard Vincent Nichols, archevêque de Westminster, fait cardinal par François en février.

- "Fumée blanche sur les Falklands" -

Autre sujet chaud, mais qui ne sera pas nécessairement abordé lors de la rencontre: la sensibilité différente sur la question toujours aiguë de la guerre des Malouines/Falklands, remportées en 1982 par le Royaume-Uni à l'issue d'une intervention éclair sous le gouvernement de Margaret Thatcher.


Après l'élection de Jorge Bergoglio à la tête de l'Eglise, la presse britannique avait ressorti des déclarations datant de 2011, dans lesquelles il évoquait les Malouines comme "nos" îles.

Les habitants de ces îles, appelées Falklands par les Britanniques, ont voté à une majorité écrasante de 99,8% pour rester un territoire britannique d'outre-mer.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, avait exprimé son désaccord "respectueux" avec François, après son élection à la tête de l'Eglise catholique en mars 2013.

L'ambassadeur britannique au Saint-Siège, Nigel Baker, a confié jeudi matin que "le Vatican avait été très clair: il s'en tiendra à la même position de neutralité qu'il a toujours prônée dans cette affaire".

Lors de son long règne, la reine s'est déjà rendue deux fois au Vatican, pour rencontrer Jean XXIII en 1961 et Jean Paul II en 2000.

Encore princesse, un an avant de succéder à son père George VI, elle avait rencontré Pie XII en 1951.

Quand Benoît XVI s'était rendu en Ecosse en 2010, il avait été reçu par Elizabeth au Palais royal de Holyroodhouse.

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