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Plantation fourragère : MDB sollicite les opérateurs à investir
(12-01-2017) - Le ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage a identifié 700 000 ha de terrain destinés à la plantation fourragère et à la mise en place de ranchs.
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© Midi Madagasikara
Environ 40 tonnes par jour. Tel est le gap de besoin en fourrage des éleveurs de vaches laitières membres de Malagasy Dairy Board (MDB) à Analamanga. « Mais dans tout Madagascar, ces éleveurs n’arrivent à satisfaire que près de 37% des besoins faute de moyens et de terrains suffisants alors que le fourrage est une alimentation indispensable pour améliorer la production laitière tant en quantité qu’en qualité », a soulevé Rakotondrandria Mira, directeur exécutif de MDB lors de la « Journée Fourrage » organisée par ce Groupement d’Intérêt Economique qui s’est tenue hier dans la région d’Itasy. Cette action entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet ASA-Lait financé par l’Union Européenne. « Pour pouvoir satisfaire cette énorme demande, nous sollicitons les opérateurs à investir dans la plantation fourragère. Certains opérateurs ont déjà manifesté leur volonté », a expliqué Haingotiana Razafindraibe, le PCA de MDB. .

Variété performante. Côté rentabilité, on peut obtenir un rendement de productivité de 25 tonnes à 50 tonnes par hectare de matière verte de fourrage, selon les variétés des semences utilisées. La variété locale « Relaza » qui a été vulgarisée lors de cet événement est la plus performante et adaptée aux conditions climato-pédologiques des régions. En outre, les producteurs peuvent effectuer trois coupes dans l’année. Par contre, le prix du kilo de fourrage s’élève à peu près à 200 Ariary. La plantation fourragère constitue ainsi une nouvelle activité rentable dans la chaîne de valeurs de la filière lait. Et l’objectif de cette « Journée fourrage » est de renforcer les capacités des éleveurs en la matière via un encadrement technique tout en vulgarisant les variétés des semences fourragères. Notons que MDB mettra en place sept sites de démonstration dans ses sept régions d’intervention, à savoir Analamanga, Itasy, Bongolava, Vakinankaratra, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et Alaotra Mangoro. Les « Journées Fourrages » y seront organisées pendant un mois.

Produits importés. A part cet encadrement technique, Malagasy Dairy Board sollicite les opérateurs à se spécialiser dans la production fourragère. « En tant que partenaire actif de ce Groupement d’Intérêt Economique, nous appuyons directement les éleveurs en matière d’engrais et de semences fourragères car la consommation de lait contribue à la lutte contre l’insécurité alimentaire. Cela fait partie de nos axes d’intervention. Mais ce n’est pas tout ! Nous allons nous-mêmes nous lancer dans la plantation fourragère en commençant sur une superficie de 20 à 30 ha dans le but de combler ce gap à Analamanga », a déclaré Erick Rajaonary, le directeur général de Guanomad. « Nous avons toutes les ressources pour booster la production laitière alors que ce sont des produits laitiers importés qui envahissent les grandes surfaces à Madagascar », a-t-il poursuivi.

700 000ha. Par ailleurs, MDB a insisté auprès de l’Etat pour qu’il facilite l’accès au foncier afin que les acteurs concernés, opérateurs ou éleveurs de vaches laitières, puissent cultiver du fourrage. « Cela fait partie de la stratégie du ministère dans le cadre de la mise en œuvre du programme sectoriel Agriculture, Elevage et Pêche (PSAEP). On a déjà identifié 700 000 ha de terrains destinés pour l’élevage, plus précisément pour la plantation fourragère et la mise en place de ranchs tout en attirant les opérateurs.

Nous sommes encore en train d’étudier la faisabilité de ce projet en partenariat avec le ministère en charge de l’Aménagement du Territoire », a annoncé Pierrot Serge Randriantiana, le Secrétaire général du ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage, lors de l’ouverture de la cérémonie. Il a également saisi cette occasion pour inciter les gens à lutter contre les feux de brousse car les impacts du changement climatique se font sentir dans la vie quotidienne de la population. « Les régions ou communes performantes en la matière seront soutenues par le ministère », a-t-il conclu.

Navalona R.

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