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15-04-2021 par Midi Madagasikara

En guerre. L’Etat malgache confirme sa volonté de lutter efficacement contre ce fléau socio-économique qu`est le vol de bovidés. Une ordonnance prise, lors du Conseil des ministres du 31 mars dernier, annonce un plan de surveillance de 100.000 bovidés dans les régions : Anosy, Androy, Atsimo-Andrefana et Ihorombe.


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Un combat d’un autre genre puisqu’il s’agit cette fois-ci d’appliquer les nouvelles technologies pour remplacer les traditionnels livres de bétail. Une opération d’une importance particulière.

 

Importance particulière. Il s’agit plus précisément du projet pilote dénommé Livestock Identification and Trace-back System (LITS) destiné, comme son nom l’indique, à mettre en place un système d’identification et de traçabilité du bétail, plus précisément du cheptel bovin à Madagascar. Une opération d’une importance particulière quand on sait qu’elle bénéficie du soutien du projet « Madagascar agribusiness » de la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale. Un projet qui touche la filière bovine de haut en bas et qui fournira notamment un conseil juridique et un programme de renforcement de capacités, en vue d’améliorer la réglementation et la coordination générale de la filière bovine. Il comprend deux composantes. Il s’agit, en premier lieu, de l’amélioration du cadre réglementaire et de traçabilité du secteur de l’élevage, dont l’objectif principal est de réformer le système d’identification et de traçabilité du bétail pour le rendre plus transparent, plus prévisible et plus efficace. La deuxième composante de ce projet concerne le renforcement de la participation du secteur privé dans le secteur de l’élevage formel.

 

Interdépartementale. Ce nouveau système d’identification et de traçabilité infalsifiable a, par ailleurs, le mérite d’intégrer toutes entités publiques et privées concernées. Pour ne citer, entre autres, que le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, à travers la Direction générale de l’Elevage, du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, de la Direction générale de l’Aménagement du Territoire et du secteur des télécommunications. Il s’agit, en somme, d’une mission interdépartementale pour réaliser d’une manière efficace ce nouveau système d’identification et de traçabilité du bétail. Le projet comporte également un suivi sanitaire. Une révolution en somme car jusqu’ici le système d’identification et de traçabilité du bétail repose encore sur le papier. Un système traditionnel qui, en plus d’être obsolète, n’est pas accessible aux niveaux décentralisés et est facile à falsifier. Ce qui le rend inefficace pour suivre et contrôler les mouvements du bétail. Ces faiblesses permettent, par ailleurs, un marché désorganisé avec des contrôles et une surveillance inefficaces, un manque de transparence, l’insécurité et la recherche de rente. A noter que le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a entamé le 13 avril dernier les ateliers de travEil avec les acteurs publics pour la réalisation prochaine de ce nouveau système avec lequel l’Exécutif entend prendre le taureau par les cornes.

 

R.Edmond.