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23-11-2020 par Moov.mg


 

Qui est derrière ce coup bas contre Ahmad ? Alors que l’actuel président de la confédération africaine de football, Ahmad, est donné favori à sa propre succession, le voilà qu’il est empêché par la FIFA de participer à cette course. Cette décision de lui arracher la jambe en pleine course à la tête de l’instance africaine n’est pas fortuite. Pourquoi le comité d’éthique de la FIFA sort cette décision à quelques mois de l’élection ? La réponse la plus claire est que sa candidature gène plus d’un.

D’après notre source bien informée, c’est le candidat Ahmad qui est la cible de cette décision de la chambre d’éthique de la FIFA et non le président de la CAF. Quand on sait que l’ancien patron du foot malgache affiche un bilan positif durant son mandat au Caire, cela n’a pas plu à certaines personnes de mauvaise ambition jusqu’à le pousser sur le banc de touche. Le soupçon va droit au but à une personnalité de nationalité africaine très proche de Gianni Infantino, le patron de la FIFA. « Elle ambitionne de devenir le patron du foot africain. Maintenant, elle veut tourner le dos à celui qui l’a poussé à obtenir ce poste stratégique », confie notre source.

Ahmad n’est pas la première victime de ce tacle par derrière. Au lieu de siffler le fautif, l’arbitre sort le carton rouge pour la victime. Cette affaire de l’ancien patron d’Isoraka rappelle bien le dossier Michel Platini. Alors que celui-ci s’est déclaré candidat à la succession de Sepp Blatter à la tête de l’instance reine du football mondial en 2015, les deux personnalités ont été condamnées par la commission d’éthique de la FIFA. Les deux sont suspendus de toute activité liée au football pendant huit ans pour "conflit d'intérêt" et "gestion déloyale". Mais plus tard, l’ancien président de l’UEFA a été innocenté par le parquet helvétique dans cette affaire...juste quelques semaines après les dernières élections qui ont permis au président sortant de de se faire réélire sans opposition.

Ahmad fait l'objet d'une machination afin de ne pas pouvoir briguer à nouveau la présidence de la CAF. A l’heure actuelle, il bénéficie du soutien de l’ensemble du comité exécutif de l’instance africaine et de plus de 80% des fédérations africaines.

La FIFA, par cette basse manœuvre, espère ainsi mettre la main sur la CAF en faisant élire quelqu'un de plus docile.


Moov.mg