Épidémie de Mpox – Les Internes refusent de traiter les cas contagieux
Après plusieurs mois de revendications restées sans réponse, les internes de Madagascar suspendent la prise en charge des cas de Mpox
Absence d’indemnité de risque
Face à la propagation rapide de l’épidémie de Mpox à Madagascar, l’Union des Internes de Madagascar a publié un communiqué pour dénoncer les conditions difficiles rencontrées par le personnel médical. Les jeunes docteurs, mobilisés en première ligne pour la prise en charge des patients, réclament des garanties sanitaires et sociales avant de continuer à traiter les maladies contagieuses.
Le communiqué signale l’absence d’indemnité de risque pour l’organisation exposés aux maladies infectieuses dans le cadre de leurs missions. « Actuellement, chaque médecin doit assumer ses propres frais médicaux en cas de contamination. Cette situation augmente le risque pour leur santé et complique l’organisation des soins pour la population » expliqué la source. De plus, le manque chronique de matériel de protection individuelle dans les hôpitaux et centres de santé fragilise encore davantage le personnel. Masques, gants et combinaisons de protection manquent régulièrement, exposant les internes aux infections et réduisant l’efficacité des interventions médicales.
Protection du personnel médical
Face à ces insuffisances, l’Union des Internes de Madagascar annonce une décision forte. Les personnels de toutes les régions suspendront la prise en charge des cas confirmés ou suspects de Mpox ainsi que d’autres maladies contagieuses jusqu’à l’adoption de mesures concrètes garantissant la sécurité et la protection sociale du personnel. « Les soins pour les maladies non transmissibles et les activités médicales courantes continueront normalement afin de maintenir la continuité des services de santé » ajoute le communiqué.
Cette décision vise à protéger la vie et la santé des docteurs, qui travaillent jour et nuit au service de la population. Par ailleurs, l’organisation insiste sur l’urgence pour les autorités compétentes de mettre en place des mesures strictes pour sécuriser le personnel soignant et limiter la propagation des maladies. Le communiqué a été adressé au ministère de la Santé Publique, aux directions régionales de la santé, aux directeurs d’établissements et aux chefs de service des centres hospitaliers, ainsi qu’à tous les CHU, CHRR, CHRD et CSB II du pays.


