Fiscalité : Jusqu'à 340.000ar/an d'impôt pour les véhicules de plus de 20 ans
Découverte de nouvelles taxes pour les véhicules à moteur : voitures, motos, trains, bateau, aéronefs, etc. Et ce, au profit du budget général de l'État, à titre de restauration de la "vignette" suspendue en 2006.
Particulièrement, pour les véhicules terrestres, le tarif des taxes est défini en fonction de quelques paramètres. Il s'agit de l'année de la mise en circulation (permettant d'obtenir l'âge du véhicule), la puissance fiscale et la source d'énergie.
Panique générale
Force est de constater que plus le véhicule est âgé, plus le montant à payer s'avère onéreux. Les propriétaires des véhicules neufs ou quasi-neufs de moins de 5 ans sont les plus privilégiés avec des tarifs doux. Puis, dans un souci de protection de l'environnement, les voitures "diesel" font l'objet d'impôts les plus chers. Malheureusement, de nombreux particuliers et professionnels sont touchés, notamment ceux qui utilisent leur véhicule pour le transport public/marchandises et la location pour tiers. Face aux charges des transporteurs, une hausse globale des frais de transport ainsi que des prix de tous les produits sur le marché serait sans doute au rendez-vous.
Pour l'instant, le minimum de dépenses fiscales concerne les utilisateurs de véhicules électriques, généralement récents dans l'ensemble du pays (moins de 5 ans) : 5.000 à 60.000 ariary. Quant aux véhicules hybrides, quasi-inéxistants dans le pays, l'impôt est à 10.000 à 120.000 ariarys par an.
Quid de la situation sociale ?
La plupart des automobilistes et motards prendront du temps à s'engager dans le paiement d'impôts, vu que les assurances et la visite technique ont généralement revus leurs tarifs à la hausse. Une grosse charge est au rendez-vous, notamment pour les particuliers et les petits entrepreneurs. Sans oublier qu'il existe déjà des impôts pour ceux qui utilisent leur véhicule à des fins professionnelles.
Face à la situation actuelle, le marché de véhicules d'occasion garde l'attention de la plupart des acheteurs. Sur les réseaux sociaux, il reste impossible d'obtenir une petite voiture d'occasion "année 2000 et plus" avec un budget de 10.000.000 ariary en moyenne. Pour les déplacements individuels et familiaux du quotidien, seuls les personnes qui peuvent se payer une voiture à partir de 15.000.000 ariary au minimum profitent d'un modèle récent. Le budget plus important s'avère nécessaire pour un véhicule plus performant, plus moderne et de plus grande taille. Puis, les véhicules neufs, hors de prix, généralement proposés auprès des concessionnaires, ne sont accessibles que par une petite partie de la population.
Jusqu'ici, seuls les particuliers de gros budget qui peuvent se permettre des véhicules récents (moins de 5 ans) seront soulagés : l'impôt vaut de 5.000 à 120.000 ariary pour les véhicules de 1 à 15 CV. Pour cette même référence, le montant à payer est de 105.000 à 340.000 ariary par an s'il s'agit d'un véhicule de plus de 20 ans (année de mise en circulation à partir de 2006).
Mentions spéciales
Pour les navires de plaisance de 7 mètres et plus, supérieure à 22 CV, le tarif de la taxe est fixé à 200 000 ariary. Il en est de même pour les véhicules nautiques à moteur (supérieure ou égale à 90 kW), à ne citer que les scooters de mer, les motos nautiques et le jet-ski.
Les véhicules à moteur réservés à des services publics ne paient pas ladite taxe : ambulances, pompiers, véhicules administratifs de l'Etat. Idem pour les véhicules agricoles.
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