• Cours de change
  • 5252.34 AR
  • |
  • $4542.7 AR
Copyright Image : © Caritas Madagascar
Image
Nationale

Changement climatique et catastrophes : Caritas a besoin de plus de dons pour Madagascar

15/01/2026 13:16 © Moov.Mg

À Madagascar, la répétition et l’intensification des cyclones mettent chaque année des milliers de familles en situation de détresse. En première ligne de la réponse humanitaire, Caritas Madagascar, soutenue par des Caritas européennes comme Caritas Italiana, alerte sur l’urgence de mobiliser davantage de dons pour continuer à venir en aide aux populations les plus vulnérables.

Une population fragilisée par les cyclones

Pluies torrentielles, vents destructeurs, crues soudaines et habitations emportées : à Madagascar, les cyclones ne sont plus des événements exceptionnels. Ils s’inscrivent désormais dans une inquiétante régularité. Le cyclone « Dikeledi », qui a frappé la Grande Île le 15 janvier 2025 avec des vents atteignant 147 kilomètres par heure, illustre la violence croissante de ces phénomènes. Comme les précédents, il a provoqué des pertes humaines, détruit des infrastructures essentielles et anéanti les moyens de subsistance de nombreuses familles. Selon les analyses du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement climatique accroît l’intensité des cyclones tropicaux, avec des précipitations plus abondantes et des vents plus puissants. Cette évolution augmente la probabilité de tempêtes majeures, notamment de catégories élevées. Madagascar, particulièrement exposé, subit de plein fouet ces dérèglements, qui fragilisent encore davantage une population majoritairement rurale et dépendante de l’agriculture.

Face à ces crises répétées, l’Église catholique s’est mobilisée à travers Caritas Madagascar, qui déploie presque sans interruption des programmes d’urgence et de relèvement. Cette action repose sur la solidarité internationale, notamment celle de Caritas Italiana. « Notre engagement consiste à soutenir le réseau local et à intervenir rapidement dans les zones touchées par les trajectoires destructrices des cyclones », explique Fabrizio Cavalletti, coordinateur des programmes en Afrique, sur Vatican News. En 2025, les régions d’Analamanga et d’Atsimo Andrefana ont été parmi les plus affectées, les cyclones traversant souvent l’île de la côte est vers le sud-ouest, laissant derrière eux une traînée de destruction.

Des besoins qui dépassent les ressources disponibles

Les conséquences des cyclones sont particulièrement lourdes pour les petits agriculteurs et éleveurs, qui perdent en quelques heures leurs récoltes, leur bétail et parfois leur logement. À ces pertes s’ajoutent des risques sanitaires accrus, les inondations rendant les conditions d’hygiène précaires et favorisant l’apparition d’épidémies. Pour y faire face, Caritas a fait évoluer ses méthodes, en privilégiant notamment les aides financières directes aux familles lorsque les marchés restent accessibles. Cette approche permet de répondre plus efficacement aux besoins réels tout en soutenant l’économie locale. Mais elle nécessite des ressources financières importantes et continues.

L’un des principaux obstacles à l’action humanitaire reste aujourd’hui le manque de couverture médiatique des crises africaines. « Lorsque les populations ne sont pas informées, les dons diminuent », constate Fabrizio Cavalletti. Une part significative des interventions menées en 2025 a été rendue possible grâce aux fonds de l’« Otto per Mille » (8 pour mille) de l’Église catholique italienne. Sans ces ressources, de nombreux programmes n’auraient pas pu voir le jour. Alors que les cyclones risquent de gagner encore en intensité dans les années à venir, Caritas insiste sur la nécessité d’une solidarité qui s’inscrive dans la durée. Au-delà de l’aide d’urgence, l’organisation cherche à développer des actions de formation pour renforcer la résilience des communautés face aux chocs climatiques.

Lire la suite

Articles Similaires