Biodiversité mondiale : Madagascar parmi les trois pays soutenus par le nouveau programme du GBFF
Madagascar figure aux côtés de la Colombie et de l’Indonésie parmi les trois pays bénéficiaires du nouveau programme de travail du Conseil du Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF), placé sous l’égide du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Une décision qui confirme l’importance stratégique de la Grande Île dans les efforts internationaux de conservation.
Un engagement financier pour l’environnement
Les Conseils des fonds administrés par le Fonds pour l’environnement mondial ont récemment approuvé plusieurs programmes de travail représentant un volume global d’environ 372 millions de dollars américains. Ces financements soutiennent des actions en faveur de la lutte contre le changement climatique, de la conservation de la biodiversité, de la réduction de la pollution et d’approches intégrées de gestion environnementale dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
D’après le Bulletin des négociations sur la Terre (ENB), le Conseil du FEM a validé un programme de travail de 290,6 millions de dollars destiné à financer 30 projets et programmes dans 56 pays. Une part importante de ces initiatives concerne des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement, confrontés à des défis environnementaux et climatiques majeurs. Les projets visent notamment la lutte contre la pêche illégale, la réduction des sources de pollution et la promotion de pratiques agricoles plus durables.
Protection des écosystèmes terrestres et marins
Dans ce contexte global, le nouveau programme de travail du Conseil du GBFF se concentre sur trois pays prioritaires : la Colombie, l’Indonésie et Madagascar. Une enveloppe de 28,28 millions de dollars est allouée à ces projets, accompagnée d’un cofinancement estimé à 57,07 millions de dollars. L’objectif est de soutenir la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, qui fixe des engagements ambitieux pour enrayer la perte de biodiversité à l’horizon 2030. Pour Madagascar, reconnu comme l’un des principaux foyers mondiaux de biodiversité, ce soutien financier constitue un levier important pour renforcer la protection de ses écosystèmes terrestres et marins. Dans un contexte marqué par la déforestation, la pression sur les ressources naturelles et les effets du changement climatique, l’appui du GBFF pourrait contribuer à consolider les politiques nationales de conservation et de gestion durable.
En plus de valider les projets, le Conseil du GBFF a travaillé sur une stratégie pour mieux mobiliser les financements et a créé un groupe spécial chargé de rendre ces financements plus prévisibles. L’idée est de garantir que les pays bénéficiaires, comme Madagascar, puissent recevoir un soutien régulier et durable pour protéger la biodiversité et mettre en œuvre le Cadre mondial pour la biodiversité.


