Financement du sport : les fédérations face aux limites du budget 2026
L’enveloppe budgétaire prévue pour soutenir les fédérations sportives en 2026 relance le débat sur les moyens accordés au sport malgache. Entre annonce officielle et réactions du terrain, les attentes restent élevées.
Une enveloppe définie par la loi de finances
Le ministère de la Jeunesse et des Sports a récemment communiqué sur les subventions destinées aux fédérations sportives pour l’année 2026. Selon les informations rendues publiques, la loi de finances prévoit un budget global de 2 milliards d’ariary pour l’ensemble des structures concernées. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du fonctionnement annuel des fédérations, appelées à gérer la préparation des athlètes, l’organisation des compétitions et les actions de formation. Pour le ministère, ce montant traduit une volonté de maintenir l’appui de l’État au mouvement sportif national.
Cependant, dans un contexte marqué par la hausse des coûts logistiques et organisationnels, plusieurs observateurs estiment que cette enveloppe demeure insuffisante. Les besoins cumulés des différentes disciplines dépassent largement les capacités de financement annoncées, notamment pour les fédérations engagées dans des compétitions internationales.
Un malaise exprimé par les acteurs du sport
L’annonce n’a pas tardé à susciter des réactions au sein du milieu sportif. Ancienne joueuse professionnelle et personnalité reconnue du sport malgache, Dally Randriantefy a exprimé publiquement son inquiétude quant à l’impact réel de ce budget sur les activités sportives. À travers son message, elle souligne la difficulté croissante pour les acteurs du sport de fonctionner uniquement avec les aides publiques. Selon elle, le recours au financement privé devient une nécessité pour assurer la continuité des projets et des compétitions.
Ce point de vue rejoint celui de plusieurs responsables fédéraux, qui alertent sur les conséquences possibles d’un financement limité. Certains redoutent une réduction des programmes de formation, une baisse de la participation aux compétitions ou encore des difficultés à entretenir les infrastructures existantes. Au-delà des chiffres, cette situation met en évidence les défis structurels auxquels le sport malgache est confronté. La question du financement durable reste posée, alors que les attentes en matière de performance et de développement continuent de croître.


