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Economie

Marojejy - Des étangs pour préserver l’écosystème

01/02/2026 20:51 © Moov

Depuis 2022, plus de 500 pisciculteurs ont suivi une formation dans la région SAVA, grâce au projet BIOCOM, soutenu par l’UNESCO et la KOICA.

Soutien aux communautés locales

Le programme accompagne les communautés locales dans des activités économiques durables, respectueuses de l’écosystème du Parc national de Marojejy. En effet, la pisciculture offre aux familles rurales des revenus réguliers et réduit la pression sur la forêt. Pour Soa Madeleine, veuve et mère de deux enfants à Andrakata, l’élevage de poissons transforme le quotidien. « Avant, je vivais uniquement de la riziculture et de la vanille. Les récoltes rapportaient peu et variaient beaucoup », confie-t-elle.

Grâce aux conseils et formations de BIOCOM, elle améliore l’alimentation des poissons et optimise la gestion de son étang. « Aujourd’hui, cinq kilos de poissons vendus suffisent à payer l’école de mes enfants. Les poissons grandissent mieux et se reproduisent efficacement », ajoute-t-elle. De plus, à Marovato, Jean Didier abandonne la culture de la vanille pour se consacrer à la pisciculture. « Les carpes et borivava rapportent davantage et respectent la nature », explique-t-il. Avec le soutien du projet, il gère six étangs et investit dans la construction d’une digue pour protéger ses installations. Ses revenus couvrent les besoins familiaux et permettent des investissements pour garantir la durabilité de son activité.

Des revenus stables

Ces succès reposent sur la coopération et l’engagement de formateurs locaux. Rajaona Adams, président d’une coopérative piscicole à Andapa, précise : « Nous enseignons la reproduction et la croissance des espèces comme la carpe et le tilapia. Pour durer, les producteurs doivent collaborer, sécuriser leurs installations et suivre des règles communautaires simples. »
Par ailleurs, l’initiative encourage les pisciculteurs à créer des coopératives et à mutualiser les ressources. La protection des sources d’eau issues du parc constitue un point central du projet. Ces initiatives diversifient les revenus, renforcent la sécurité alimentaire et diminuent la dépendance aux ressources forestières. « Avec des revenus stables, nous n’avons plus besoin de toucher à la forêt », conclut Soa Madeleine, en observant son étang. À Marojejy, protéger la nature devient un moyen concret d’assurer la survie et le bien-être des familles.

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