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Nationale

Affaire Ravatomanga : Madagascar attend la clôture des enquêtes mauriciennes avant toute extradition

08/02/2026 15:06 © Moov.Mg

Après sa mission officielle à l’île Maurice, la ministre malgache de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a clarifié la position de l’État malgache dans l’affaire Mamy Ravatomanga. Antananarivo n’a formulé aucune demande d’extradition à ce stade, préférant attendre la clôture des enquêtes menées par les autorités mauriciennes, dans le cadre d’une coopération judiciaire renforcée.

Respect des règles de la coopération judiciaire internationale

Contrairement aux spéculations relayées dans l’opinion, Madagascar n’a engagé aucune procédure d’extradition immédiate à l’encontre de Mamy Ravatomanga. Selon la Garde des Sceaux, cette décision s’inscrit dans le respect strict des règles de la coopération judiciaire internationale. Les autorités malgaches attendent la finalisation des investigations en cours à Maurice avant toute démarche formelle en matière d’extradition.
Cette approche vise à garantir la régularité des procédures et à éviter toute interférence entre les juridictions concernées, dans un dossier aux ramifications multiples.

La mission conduite par Fanirisoa Ernaivo à Maurice avait pour objectif principal de consolider les mécanismes de coopération judiciaire entre les deux pays. Dans ce cadre, une commission rogatoire internationale a déjà été transmise aux autorités mauriciennes. Une équipe d’enquêteurs malgaches travaille conjointement avec leurs homologues mauriciens afin d’assurer le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire. Les échanges portent notamment sur la collecte d’éléments de preuve et la coordination des procédures, dans un esprit de collaboration institutionnelle.

Des infractions financières à dimension internationale

Les faits reprochés à Mamy Ravatomanga concernent exclusivement des infractions financières, parmi lesquelles figurent des soupçons de détournements de fonds publics, de blanchiment et de fraude dans un contexte transnational. Les dossiers en question impliquent plusieurs juridictions, notamment Madagascar, Maurice, la France et les États-Unis. Le ministère de la Justice souligne que toute opération de rapatriement de fonds ou de biens présumés mal acquis ne pourra intervenir qu’à l’issue des procédures judiciaires, et uniquement dans le cadre du droit international en vigueur.

Face aux critiques évoquant une instrumentalisation politique de la justice, la ministre a tenu à rappeler que l’action judiciaire repose exclusivement sur des bases juridiques. Une infraction pénale, a-t-elle insisté, se définit par des éléments légaux, matériels et intentionnels, indépendamment du parcours ou des opinions politiques des personnes mises en cause.
Les procédures engagées relèvent ainsi de la continuité de l’État et de l’application du droit, sans considération partisane. Au terme de cette mission, le gouvernement malgache réaffirme sa volonté de lutter contre l’impunité, de garantir une justice indépendante et équitable, et de renforcer la coopération judiciaire internationale.

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