Banques et microfinance - Collaboration stratégique pour les populations modestes
Le taux d’utilisation des services bancaires se situe actuellement entre 10 et 12 % à Madagascar. En ajoutant les institutions de microfinance, ce chiffre atteint près de 20 %, preuve d’un rôle grandissant dans la vie économique du pays.
Accompagnement des ménages
Le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar (BFM), Andrianarivelo Aivo, souligne que la mission de la BFM dépasse l’ouverture de simples comptes. Elle vise à professionnaliser et à renforcer la microfinance pour toucher davantage de citoyens.
Les grandes banques et les institutions de microfinance unissent leurs efforts pour offrir des services financiers adaptés aux ménages modestes, aux petits entrepreneurs et aux agriculteurs. « La microfinance soutient l’éducation financière et propose de petits crédits. Quand les activités de ces clients progressent, ils se tournent ensuite vers les banques », explique le gouverneur. Cette collaboration crée une dynamique d’interdépendance entre les deux systèmes.
Des institutions solides
Les mutuelles d’épargne franchissent souvent le pas vers la microfinance. Celles qui se renforcent accèdent parfois au secteur bancaire, tandis que d’autres choisissent de se développer dans leur domaine. « Des structures comme Cecam, PAMF ou Acep disposent déjà d’une large clientèle », indique Andrianarivelo Aivo. L’Acep, par exemple, propose aussi des produits d’assurance, une innovation saluée par les observateurs du secteur.
Pour faciliter le financement, la Banque centrale met en place un marché d’échanges entre institutions de microfinance. Ce système permet à un établissement manquant de liquidités d’emprunter auprès d’un autre. Jusqu’ici, les banques alimentaient les microfinances, qui prêtaient ensuite aux clients. Le nouveau mécanisme fluidifie les échanges, réduit les coûts et améliore la circulation des fonds. En unissant leurs forces, les deux parties soutiennent l’inclusion financière, dynamisent les petites activités économiques et consolident la stabilité du secteur. Leur collaboration ouvre la voie à une croissance plus équitable, où chaque citoyen peut accéder à des services financiers adaptés à ses besoins.




