Produit d’exportation : La production du poivre rouge de Madagascar largement insuffisante
Malgré une forte demande sur le marché international, la production de poivre rouge malgache demeure très faible. À Ankadinondry Sakay, dans la région du Bongolava, l’ouverture officielle de la campagne de récolte a mis en lumière ce paradoxe : un produit très recherché, mais dont le volume reste largement en dessous des besoins du marché mondial.
Une production encore très limitée malgré un produit prisé
Le poivre rouge de Madagascar figure parmi les épices les plus appréciées sur le marché international pour son arôme puissant et sa qualité reconnue. Pourtant, la filière peine encore à atteindre un niveau de production capable de répondre à la demande mondiale.
Actuellement, la production annuelle est estimée à environ 30 tonnes, selon le ministère du Commerce et de la Consommation, alors que la demande internationale avoisine 250 000 tonnes. Cet écart considérable illustre les limites de la filière, notamment liées au manque d’organisation entre les acteurs, aux techniques culturales encore perfectibles et à l’insuffisance des surfaces cultivées.
Produit principalement dans la région Bongolava, notamment à Ankadinondry Sakay, le poivre rouge malgache bénéficie pourtant d’une reconnaissance internationale. Il a obtenu un label délivré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) à Genève, attestant de son origine et de sa qualité spécifique.
Lors de l’ouverture officielle de la saison de récolte, de nombreux producteurs sont venus présenter leur production, transportée dans des paniers et des sacs pour être pesée et commercialisée. Cette mobilisation témoigne de l’importance économique croissante de cette culture pour les agriculteurs locaux.
Le gouvernement encourage la structuration de la filière
Face au potentiel important de cette épice, le gouvernement souhaite renforcer l’organisation de la filière afin d’augmenter la production et améliorer les revenus des producteurs. À l’occasion de cette ouverture de campagne, le ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, a encouragé les différents acteurs à renforcer leur collaboration pour développer davantage la filière.
Des formations techniques ont également été dispensées par les techniciens du ministère, avec l’appui du projet PA ZLECAF, afin d’améliorer la qualité du produit et les techniques de production.
Selon le ministre, le gouvernement entend soutenir les producteurs et accompagner les initiatives visant à valoriser cette épice emblématique. Pour les agriculteurs, cette dynamique et la hausse récente du prix du produit constituent déjà un signal encourageant pour l’avenir de la filière.




