Lutte contre la malnutrition : Le Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition passe à la revue
Madagascar engage la revue de son Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) afin d’améliorer l’efficacité des interventions contre la malnutrition. Un atelier de cadrage méthodologique s’est tenu récemment, réunissant les principaux acteurs institutionnels et partenaires techniques du secteur nutritionnel.
Une étape clé pour renforcer les interventions
Cette rencontre, organisée sous la coordination de l’Office National de Nutrition (ONN), marque le lancement du processus de revue du PNAMN. L’objectif est d’analyser les progrès réalisés, d’identifier les défis persistants et d’adapter les stratégies nationales face à la malnutrition.
Plusieurs institutions gouvernementales et organisations partenaires ont pris part à cet atelier, notamment le Service de la Nutrition du ministère de la Santé Publique, l’Unité du Programme National de Nutrition Communautaire, ainsi que les ministères en charge de l’agriculture, de la population, de l’éducation, de l’eau et de la pêche. Des partenaires techniques et financiers tels que UNICEF, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Save the Children et d’autres organisations de la société civile ont également participé aux échanges.
La revue du PNAMN doit permettre d’évaluer la pertinence des actions menées dans différents secteurs, notamment la santé, l’agriculture, l’éducation et l’accès à l’eau et à l’assainissement, qui jouent tous un rôle déterminant dans la lutte contre la malnutrition.
Des données qui confirment l’ampleur du défi
Les résultats récents de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples réalisée en 2024-2025 a confirmé l’importance de cette revue. Ces données montrent que la malnutrition reste un défi majeur dans le pays.
Selon cette enquête, 37 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, tandis que 11 % présentent une émaciation, signe de malnutrition aiguë. Les pratiques d’alimentation du nourrisson restent également insuffisantes : seuls 42 % des enfants de 0 à 5 mois sont nourris exclusivement au sein durant les six premiers mois, et seulement 23 % des enfants de 6 à 23 mois bénéficient d’une diversification alimentaire minimale.
Face à cette situation, la revue du PNAMN vise à renforcer la coordination des interventions et à améliorer l’impact des programmes nutritionnels à travers le pays, afin de garantir à chaque enfant la possibilité de grandir en bonne santé et à l’abri de la malnutrition.




