• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © Le Bien Public
Image
Nationale

Climat mondial : 2015 à 2025, les onze dernières années les plus chaudes jamais enregistrées

24/03/2026 11:07 © Moov

Le climat dans le monde devient de plus en plus chaud. Hier, 23 mars, à Genève, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son rapport sur l’état du climat mondial. Il confirme que la période 2015-2025 constitue les onze années les plus chaudes jamais enregistrées.

Des indicateurs climatiques au rouge

Selon ce dernier rapport, le climat de la planète traverse une période d’instabilité sans précédent depuis le début des observations scientifiques. Les données recueillies par les services météorologiques et hydrologiques nationaux confirment que la période allant de 2015 à 2025 correspond aux onze années les plus chaudes jamais enregistrées.
L’année 2025 figure ainsi parmi les deux ou trois années les plus chaudes de l’histoire des relevés climatiques. La température moyenne mondiale est supérieure d’environ 1,43 °C à celle observée durant la période préindustrielle 1850-1900. « L’humanité vient de connaître les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées. Quand l’histoire se répète 11 fois, ce n’est plus une coïncidence. C’est un appel à l’action », a martelé le Secrétaire général de l'ONU, M. António Guterres.
Cette tendance est principalement liée à l’augmentation continue des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, notamment le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O).
Selon l’OMM, ces gaz ont atteint des niveaux records depuis plusieurs centaines de milliers d’années. Cette accumulation perturbe l’équilibre énergétique de la Terre, c’est-à-dire la différence entre l’énergie solaire qui entre dans le système terrestre et celle qui en ressort. En 2025, ce déséquilibre a atteint son niveau le plus élevé depuis le début des observations en 1960.

Océans, glaciers et phénomènes extrêmes en forte évolution

Le rapport souligne également le rôle central des océans dans la régulation du climat. Plus de 90 % de l’excédent de chaleur généré par le réchauffement climatique est absorbé par les océans. Depuis vingt ans, ces derniers accumulent chaque année une quantité d’énergie équivalente à environ dix-huit fois la consommation énergétique annuelle de l’humanité.
Cette chaleur supplémentaire entraîne des conséquences multiples, notamment l’intensification des tempêtes tropicales, la dégradation des écosystèmes marins et la perte de biodiversité. Le contenu thermique des océans a atteint un nouveau record en 2025, tandis que leur taux de réchauffement a plus que doublé au cours des deux dernières décennies.
Parallèlement, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires se poursuit à un rythme accéléré. L’étendue des glaces de mer arctiques et antarctiques figure parmi les plus faibles jamais observées depuis le début des mesures satellitaires. Cette évolution contribue directement à l’élévation du niveau moyen des mers, qui a déjà augmenté d’environ onze centimètres depuis 1993.
Les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent également plus fréquents et plus intenses. En 2025, vagues de chaleur, incendies de forêt, sécheresses, cyclones et inondations ont provoqué des milliers de morts, affecté des millions de personnes. Cela a également engendré des pertes économiques se chiffrant en milliards de dollars. Pour les pays en développement comme Madagascar, ces changements climatiques risquent d’aggraver l’insécurité alimentaire, d’intensifier les catastrophes naturelles, de menacer les zones côtières et d’accentuer les défis sanitaires et économiques des populations. Face à cette situation, les Nations unies appellent à des actions urgentes afin de limiter les impacts du changement climatique sur les sociétés et les économies mondiales.

Lire la suite

Articles Similaires