Un démarrage réussi pour l’identification biométrique : 129 613 enrôlés à Atsimondrano
La première phase de l’enrôlement biométrique dans le district d'Atsimondrano a enregistré une participation bien au-delà des attentes. Ce dépassement d’objectif illustre à la fois l’intérêt des citoyens et les enjeux de la modernisation de l’identité à Madagascar.
Engouement pour l’enrôlement biométrique
La phase pilote de l’opération d’enrôlement biométrique, menée dans le district d’Atsimondrano, enregistre des résultats jugés remarquables. Selon les données présentées lors d’une récente réunion du Comité de Pilotage (COPIL), 129 613 personnes ont été enregistrées, soit plus du double de l’objectif initial fixé à 50 000. Ce chiffre traduit un fort engouement de la population pour cette initiative et valide l’approche adoptée par les autorités.
Placée sous la direction d’Ottman Itibar, Secrétaire général de la Présidence de la Refondation, et de Joel Razafimanantsoa, Secrétaire général du Gouvernement, la réunion du COPIL a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet. Les discussions ont porté sur les résultats obtenus, les activités en cours ainsi que les ajustements nécessaires pour optimiser la mise en œuvre à grande échelle.
Transformation numérique de Madagascar
Malgré ces performances encourageantes, plusieurs contraintes ont été relevées sur le terrain. Parmi elles figurent la fiabilité des kits d’enrôlement, l’accessibilité des sites pour les usagers, la capacité opérationnelle des agents et la maîtrise des outils technologiques. Ces défis devront être surmontés afin d’assurer la continuité et l’efficacité du déploiement. Fort de ces premiers résultats, le projet entre désormais dans une phase d’extension. Le plan actuel prévoit un déploiement progressif dans 44 districts, avec pour ambition d'atteindre 2 millions de personnes enrôlées d’ici le mois de juin. Les membres du COPIL ont salué les avancées réalisées et encouragé les équipes à maintenir cette dynamique.
L’enrôlement biométrique repose sur la collecte de données personnelles classiques, telles que l’identité et les coordonnées, complétées par des données biométriques comme les empreintes digitales, l’image de l’iris et les traits du visage. L’objectif est de garantir une identification unique et fiable des citoyens. Financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque mondiale, ce projet s’inscrit dans une réforme plus large de transformation numérique de l’État. Pilotée par une Unité de gestion dédiée, il vise à améliorer la gestion de l’identité et la qualité des services publics à Madagascar.




