Banque mondiale : 9,5 milliards de dollars pour 130 projets en Afrique
Le renforcement de la coopération entre les États africains et la Banque mondiale a été au cœur des discussions des Spring Meetings 2026, organisées à Washington, D.C.
Des financements importants
Le ministre de l’Économie et des Finances de Madagascar, le Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, a participé à la réunion du Groupe Afrique II. Les échanges ont porté sur les moyens d’accélérer la croissance économique, d’améliorer la gouvernance et de soutenir le développement dans les pays membres. Plusieurs résultats importants ont été présentés. En 2025, 130 projets ont été approuvés pour un montant total de 9,5 milliards de dollars. Les financements destinés au secteur privé ont aussi augmenté, montrant son rôle clé dans le développement économique.
Les discussions ont également mis en avant l’initiative IDA21, dotée de 100 milliards de dollars, ainsi que le programme Mission 300. Ce programme vise à donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030. Pour Madagascar, les priorités sont claires : créer des emplois, développer le secteur de l’énergie, renforcer l’économie et développer des partenariats internationaux qui profitent directement à la population.
Coopération renforcée
En marge de ces réunions, le ministre a rencontré un représentant du Fonds monétaire international (FMI), Adriano Isaias Ubisse. Les discussions ont porté sur les effets de la crise des produits pétroliers sur l’économie malgache. Cette situation oblige à revoir certaines prévisions économiques. Les deux parties ont aussi insisté sur l’importance de soutenir le secteur privé et d’encourager les investissements pour relancer la croissance.
La question des limites de financement, fixées à 800 millions de dollars, a également été abordée. Un accord a été trouvé sur la nécessité de mettre à jour le cadre d’analyse économique afin de mieux l’adapter à la situation actuelle du pays. Manuela Francisco, responsable à la Banque mondiale, a salué les réformes menées par Madagascar dans la gestion de la dette publique. Cette dernière a confirmé que la Banque mondiale continuera à soutenir le pays pour consolider ces réformes et encourager une croissance durable et inclusive.



