Cancer du col de l’utérus : Sept pays, dont Madagascar, signent un accord historique
Réunis à Abidjan dans le cadre de la Communauté de pratiques et de savoirs (CoSav), sept pays africains, y compris Madagascar, ont signé un accord historique pour renforcer la lutte contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif est d’améliorer durablement la prévention, le dépistage et la prise en charge de cette maladie.
Une mobilisation régionale pour renforcer la lutte
Les pays signataires sont le Bénin, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, Madagascar et le Togo. À l’issue de la réunion régionale, ils ont adopté « l’Appel d’Abidjan », un engagement commun destiné à coordonner les actions contre le cancer du col de l’utérus.
Cet accord repose sur dix recommandations élaborées à partir des expériences et des pratiques partagées par les équipes nationales. Les États souhaitent ainsi accélérer le déploiement des services de prévention, de dépistage et de traitement, en cohérence avec la stratégie de l’Organisation mondiale de la Santé.
Pour les participants, cette initiative marque une nouvelle étape. Elle vise à passer d’actions ponctuelles à une approche plus durable, portée directement par les pays concernés. L’accent est mis sur l’appropriation nationale et sur le renforcement des systèmes de santé.
Partager les expériences pour construire des solutions durables
La réunion d’Abidjan s’est tenue dans le cadre de la CoSav, une communauté qui réunit des professionnels de santé, des responsables institutionnels, des équipes de terrain et des acteurs communautaires issus de plusieurs pays francophones. L’objectif de cette plateforme est de partager les expériences et les bonnes pratiques afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités de chaque pays. Les membres ont notamment échangé sur le dépistage précoce, la prévention secondaire et l’accès aux soins.
A préciser que le cancer du col de l’utérus reste l’une des principales causes de mortalité chez les femmes. En 2022, il a provoqué 350 000 décès dans le monde, dont plus de 90 % dans des pays à ressources limitées. Ce qui explique l'importance de cet accord, pour une meilleure santé des femmes.



