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Mangroves du Sud de Madagascar : Un taux de réussite record de 85 % pour la restauration à Andranopasy

28/04/2026 10:31 © Moov.Mg

Dans le Sud de Madagascar, les initiatives d’Adaptation fondée sur les Écosystèmes (AfE) portent leurs fruits. À Andranopasy, 10 hectares de mangroves ont été restaurés avec un taux de réussite de 85 %, illustrant l’impact des actions menées pour conjuguer préservation environnementale et amélioration des moyens de subsistance.

Régénération des écosystèmes essentiels

À Andranopasy, dans le district de Manja, région Menabe, la restauration de mangroves constitue l’un des résultats les plus marquants du projet PAR4C-Ouest. Sur une superficie de 10 hectares, les plantations affichent un taux de réussite de 85 %, un indicateur encourageant pour la régénération de ces écosystèmes essentiels. Les mangroves jouent un rôle clé dans la protection des côtes contre l’érosion, la préservation de la biodiversité et le maintien des ressources halieutiques.

D’autres sites témoignent également de progrès significatifs. À Ambondrolava, dans le district de Toliara II, une pépinière de 7 000 plants d’Avicennia marina a été mise en place, dépassant l’objectif initial de 5 000. Parallèlement, 2,5 hectares de mangroves y ont déjà été restaurés. À Sarodrano, toujours dans le district de Toliara II, la mise en place d’une zone de « fishes banking » avance avec la délimitation d’un espace marin destiné à accueillir 200 habitats pour poulpes.

Renforcement de la résilience économique

Au-delà de la restauration écologique, ces mini-projets visent également à renforcer la résilience économique des communautés locales. À Ambondrolava, une première formation en vannerie a été dispensée à 16 femmes, ouvrant la voie à de nouvelles sources de revenus. Ces activités alternatives, combinées à la gestion durable des ressources marines, contribuent à réduire la pression sur les écosystèmes tout en améliorant les conditions de vie.

Ces actions s’inscrivent dans le cadre du projet PAR4C-Ouest, soutenu par le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) et mis en œuvre avec l’appui du Réseau MIHARI. Une mission de suivi et de formation a été conduite au cours de ce mois d’avril 2026 auprès des aires marines gérées localement (LMMA), avec la participation des autorités régionales en charge de la pêche et de l’environnement. Dans un contexte où la biodiversité est de plus en plus menacée, ces actions locales démontrent qu’il est possible de concilier conservation et développement.

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