Résilience : Le 1er arrondissement d’Antananarivo bénéficie d’un Abri Communautaire à Usage Multiple
Une infrastructure stratégique voit le jour à Isotry. La pose de la première pierre de l’Abri Communautaire à Usage Multiple (ACUM), s’est tenue, ce 29 avril. Cela marque une avancée majeure du programme ADRiFi, coordonné par la Cellule de Prévention et d'Appui à la Gestion des Urgences (CPGU). La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de l’Élevage, représentant le Premier ministre, et du représentant de la Banque africaine de développement (BAD), qui est, notamment, le partenaire financier du projet.
Un abri multifonctionnel pour anticiper les crises
Implanté dans le fokontany Lalamby et ses environs, l’ACUM d’Isotry s’inscrit dans une approche intégrée de gestion des risques de catastrophes. Cette infrastructure est conçue pour répondre à des besoins multiples, à la fois en période d’urgence et en situation normale. “ Isotry, situé dans le premier arrondissement, a été choisi pour l’implantation de cette infrastructure en raison du nombre élevé de sinistrés à chaque période cyclonique. Celui-ci peut atteindre jusqu’à 2 000 personnes », explique le ministre de l’Élevage, Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, lors de l'événement.
En cas de catastrophe, l’abri servira de refuge sécurisé pour les populations sinistrées, permettant d’accueillir jusqu’à 1 000 personnes. Il permet également de stocker les vivres ainsi que les matériels d’urgence. En période normale, il sera utilisé comme espace dédié aux formations, aux activités communautaires et au développement socio-économique local.
Doté de normes de construction para-cycloniques, l’ACUM intègre également des solutions écologiques, notamment la collecte des eaux de pluie et l’utilisation de l’énergie solaire. Des aménagements inclusifs sont prévus afin de garantir l’accès à tous, y compris aux personnes vulnérables.
Une infrastructure au cœur de la stratégie de résilience
Sur une superficie totale de 2 628 m², le bâtiment s’élève sur deux niveaux de 734 m² chacun. Il s’agit d’un complexe comprenant un bâtiment principal, des blocs sanitaires distincts pour hommes et femmes, un espace de cuisine, un lavoir ainsi qu’un impluvium ou système de collecte des eaux de pluie destiné à être réutilisé. « L’ensemble de ces aménagements a été conçu pour répondre aux besoins des populations affectées par les inondations ou les cyclones », a indiqué Elisaha Rakotoseheno, directeur du développement de la résilience au sein de la CPGU.
Au-delà de sa fonction d’abri, l’ACUM d’Isotry représente un levier structurant pour renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques. Il contribue notamment à réduire le recours aux établissements scolaires comme sites d’hébergement d’urgence, permettant ainsi d’assurer la continuité des services éducatifs.
Ce type d’infrastructure s’inscrit dans une vision plus large visant à doter progressivement les zones vulnérables d’équipements adaptés. Le programme ADRiFi prévoit ainsi la construction d’autres ACUM dans des régions exposées, notamment à Analanjirofo. L’objectif est de renforcer la couverture nationale en infrastructures résilientes et d’améliorer la capacité de réponse des territoires face aux catastrophes. La durée des travaux pour l’ACUM d’Isotry est estimée à 15 mois.


