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Nationale

Paludisme : Une lutte qui dépasse le cadre médical

01/05/2026 15:27 © Moov

La lutte contre le paludisme ne peut plus se limiter à une approche uniquement médicale. À Madagascar, ce constat rassemble aujourd’hui les acteurs de la santé et du développement autour d’une même réflexion.

Une nouvelle stratégie

Un atelier de restitution et de consensus national, consacré au thème « Paludisme et approche multisectorielle », a réuni les partenaires publics et techniques pour définir des réponses plus durables. Cette maladie parasitaire demeure persistante dans le pays. Au-delà de ses effets sanitaires, elle ralentit fortement le progrès économique et social. Elle touche les ménages, perturbe la scolarité des enfants et réduit la productivité économique. Même avec les efforts de l’État et de ses partenaires, plusieurs régions restent encore très touchées.
Dans cette dynamique, le Gouvernement malgache travaille avec le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et le Programme des Nations Unies pour le développement. Il met maintenant en place une approche qui implique plusieurs secteurs. Cette stratégie vise à intégrer la lutte contre cette endémie dans les politiques de développement.

Des résultats qui orientent vers une nouvelle approche

Des études menées dans les districts d’Anosibe An’Ala, Ihosy et Vangaindrano montrent un lien fort entre niveau de développement et propagation de la maladie. Elles indiquent que les faiblesses en éducation, infrastructures, gestion de l’eau, agriculture et environnement favorisent sa transmission. L’atelier « Ouvrir la voie au développement durable — avec le paludisme comme traceur » a présenté ces résultats et permis de mieux comprendre le lien entre pauvreté et santé. Les participants ont aussi parlé de stratégies communes pour mieux coordonner les actions entre les différents secteurs.
Dans son intervention, Jean François Dubuisson, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement, a insisté sur l’importance d’une vision globale du progrès. Selon lui, investir dans l’agriculture, l’éducation, les infrastructures et l’environnement aide directement à réduire cette endémie. Il a aussi insisté sur le renforcement de la coopération entre les ministères et les partenaires pour rendre les actions publiques plus efficaces.

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