Sainte-Marie : 17 quartiers soutenus en intrants agricoles
Le projet MiASA aide les producteurs et améliore les compétences pour rendre l’agriculture plus efficace.
Une meilleure mobilité
Dix-sept quartiers de la commune de Sainte-Marie reçoivent un important appui en intrants agricoles dans le cadre du projet MiASA. Les bénéficiaires profitent de plusieurs dotations essentielles pour leurs activités agricoles. Parmi elles figurent 450 kg de semences de riz « Mihary », 6 tonnes d’engrais organiques, 4,5 tonnes d’engrais NPK et 4,5 tonnes d’urée. Des semences de légumes et de cultures maraîchères (CUMA) complètent également ce soutien, destinées à 28 groupements de femmes. Chaque groupement exploite en moyenne environ 4,67 hectares, ce qui permet de renforcer la production vivrière et de diversifier les revenus des ménages.
Dans le même élan, cinq quartiers de la commune, notamment Ambatorao, Agnafiafy, Sahasifotra, Ambohitra et Agnivorano, bénéficient de matériels agricoles. Les villages utilisent désormais des batteuses de riz à pédale ainsi que des machines motorisées dédiées au décorticage et au battage du riz. Ces équipements allègent les travaux post-récolte et améliorent la qualité du riz transformé. Le projet facilite également la mobilité des acteurs agricoles avec la remise de 11 bicyclettes dans le cadre du programme PURPA. Ces moyens de transport soutiennent les producteurs et les brigadiers phytosanitaires dans le suivi des cultures et la prévention des maladies végétales.
Renforcement des compétences
Au-delà du matériel, améliorer les compétences reste essentiel. Des techniciens du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, du FSRP et du FOFIFA participent à une formation à Saint-Louis, au Sénégal. « Cette formation porte sur l’amélioration du système semencier du riz à Madagascar. Les participants explorent l’utilisation de la plateforme numérique e-Prod, dédiée à la gestion de la production, à la recherche et au contrôle des semences » selon le communiqué du ministère.
Les échanges permettent aussi de définir une feuille de route nationale pour structurer la production semencière et développer des variétés plus performantes, adaptées aux réalités locales. La session se conclut par des visites de terrain, notamment des champs de production de semences de riz et des infrastructures du centre AfricaRice. De retour au pays, les techniciens appliquent ces acquis pour renforcer les systèmes agricoles locaux et soutenir la souveraineté alimentaire de Madagascar.




