Conservation : En France, un parc animalier ouvre une immersion dédiée à la biodiversité de Madagascar
À partir de ce 4 juillet 2026, les visiteurs du Parc de Branféré, dans l'ouest de la France, peuvent découvrir un nouvel espace entièrement consacré à la faune de Madagascar. L'installation permet d'observer plusieurs espèces emblématiques de la Grande Île, dont deux figurent parmi les animaux les plus menacés au monde. Cette initiative entend sensibiliser le public à la richesse, mais aussi à la fragilité du patrimoine naturel malgache.
Des espèces emblématiques sous les projecteurs
Madagascar s'invite désormais au cœur du plus grand parc zoologique de Bretagne. Le Parc de Branféré inaugure ce samedi 4 juillet un nouvel espace consacré aux espèces endémiques de la Grande Île. À travers un bâtiment lumineux et des aménagements reproduisant les milieux naturels malgaches, les visiteurs sont invités à découvrir le mode de vie de plusieurs lémuriens et tortues originaires de Madagascar. L'objectif dépasse la simple observation des animaux. Le parcours a été conçu pour faire comprendre au public européen la valeur exceptionnelle de la biodiversité malgache et les menaces qui pèsent aujourd'hui sur de nombreuses espèces.
Le nouvel espace accueille plusieurs animaux emblématiques de Madagascar. Les visiteurs peuvent notamment observer les makis cattas et les makis vari roux, déjà bien connus des amateurs de faune sauvage. L'installation met surtout en avant deux espèces classées en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La première est l'hapalémur du lac Alaotra, un petit lémurien dont l'habitat naturel se limite aux marais entourant le lac Alaotra. La seconde est la tortue rayonnée de Madagascar, facilement reconnaissable à sa carapace décorée de motifs en étoile. Ces animaux sont aujourd'hui gravement menacés par la déforestation, la destruction progressive de leurs habitats naturels ainsi que le trafic illégal d'espèces sauvages.
Un environnement conçu pour le bien-être animal
Pour accueillir ces espèces, le parc a réalisé un important investissement. Le nouveau bâtiment-jardin d'hiver, construit en bois et en verre, offre près de 160 m² d'espace et atteint sept mètres de hauteur. Les lémuriens circulent librement entre le bâtiment et leurs îlots végétalisés grâce à un réseau de tunnels suspendus installés au-dessus des visiteurs. Une cinquantaine de végétaux inspirés des paysages malgaches composent le décor. Des troncs et des cordages favorisent les déplacements des primates, tandis que le sol, constitué d'un mélange de sable et de terre, répond aux besoins des tortues. L'ensemble a été pensé pour reproduire au mieux les conditions de vie naturelles des animaux tout en permettant au public d'observer leurs comportements sans les perturber.
Situé dans le département du Morbihan, le Parc de Branféré est une structure particulière dans le paysage zoologique français. Propriété de la Fondation de France, il fonctionne selon un modèle à but non lucratif : les bénéfices générés par ses activités sont réinvestis dans le bien-être animal, la conservation des espèces, la recherche et l'éducation à l'environnement.
Visibilité particulière de la biodiversité de Madagascar
Le parc abrite plus de 195 espèces animales évoluant dans de vastes espaces végétalisés, sans cages traditionnelles ni décors artificiels. Depuis six décennies, il développe des programmes de sensibilisation destinés à faire connaître les enjeux de la préservation de la biodiversité.
À travers cette nouvelle installation, Madagascar bénéficie d'une visibilité particulière auprès du public français. En découvrant les lémuriens, les tortues rayonnées et d'autres espèces endémiques dans un environnement inspiré de leurs habitats naturels, les visiteurs prennent conscience de l'importance de préserver un patrimoine biologique unique au monde. Pour Madagascar, dont une grande partie de la faune et de la flore n'existe nulle part ailleurs, cette vitrine contribue également à rappeler que la protection des écosystèmes demeure un enjeu mondial dépassant largement les frontières de l'île.




